VIDÉO - Furieux, Biden se défend d’avoir "des problèmes de mémoire" avant de commettre une nouvelle bourde

LCI - 09/02
[VIDÉO] - Le président américain a convoqué la presse à la Maison Blanche, jeudi 8 février, en réaction à un rapport s’inquiétant de l’état de sa santé mentale."Je sais ce que je fais, bon sang", a déclaré l’octogénaire, agacé comme rarement.Mais quelques minutes plus tard, en évoquant le conflit à Gaza, il a parlé du "président du Mexique" en voulant parler de celui de l’Égypte.

Le président américain a convoqué la presse à la Maison Blanche, jeudi 8 février, en réaction à un rapport s’inquiétant de l’état de sa santé mentale.
"Je sais ce que je fais, bon sang", a déclaré l’octogénaire, agacé comme rarement.
Mais quelques minutes plus tard, en évoquant le conflit à Gaza, il a parlé du "président du Mexique" en voulant parler de celui de l’Égypte.

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À 80 ans, Joe Biden en quête d'un second mandat

Il était rarement apparu aussi en colère. Joe Biden s’est fermement défendu, jeudi 8 février, après la publication d’un rapport mettant en doute ses facultés mentales. "Je n’ai pas de problèmes de mémoire", a insisté le président américain, visiblement très irrité, face à la presse, qu’il avait convoquée à la Maison Blanche. "Je suis bien intentionné, je suis un homme âgé et je sais ce que je fais, bon sang", a ajouté l'homme de 81 ans, reprenant mot pour mot ceux écrits par le procureur spécial Robert Hur, chargé d’enquêter sur sa gestion de documents confidentiels.

Comment diable ose-t-il parler de ça ?
Joe Biden

Dans son rapport de 388 pages rendu quelques heures plus tôt, Robert Hur estime qu'"une inculpation ne se justifierait pas", estimant notamment qu'un jury accorderait le bénéfice du doute à "un homme âgé sympathique, bien intentionné, avec une mauvaise mémoire". Il avance également que Joe Biden a oublié la date de la mort de son fils Beau. "Comment diable ose-t-il parler de ça ? Franchement, quand on m'a posé la question, je me suis dit que ce n'était pas leurs affaires", s’est emporté le président américain.

Après la publication de ce document, le chef de l’État avait assuré dans un communiqué avoir pleinement coopéré avec l'enquête. Il avait évoqué un entretien de cinq heures sur deux jours avec le procureur spécial et son équipe en octobre 2023, au tout début de la "crise internationale" déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas palestinien en Israël à partir de la bande de Gaza.

Trois erreurs en trois jours

C’est justement en parlant du conflit au Proche-Orient, après avoir répliqué à ces remarques sur sa mémoire, que Joe Biden a commis un nouvel impair. Il a ainsi fait état de discussions sur l’aide humanitaire avec "le président du Mexique, Sissi", en référence à celui de l’Égypte. La veille, il s’était souvenu d’une discussion qu’il aurait eue en 2021 avec l’ancien chancelier allemand Helmut Kohl, décédé quatre ans plus tôt. L’avant-veille, il avait confondu Emmanuel Macron avec le défunt François Mitterrand. 

Les adversaires de Joe Biden, en campagne pour sa réélection face à Donald Trump, n’ont pas manqué de sauter sur le rapport du procureur spécial. Il a été qualifié de "profondément dérangeant " par le chef de file républicain à la Chambre des représentants, Mike Johnson. "S’il n'est pas capable de faire face à un procès, il n'est certainement pas en mesure, mentalement, d'être président des États-Unis", résume Marjorie Taylor Greene, fidèle du clan Trump. 

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Dans un récent sondage rendu public par la chaîne NBC, 76% des électeurs interrogés se disent préoccupés par la capacité physique et mentale de Joe Biden à effectuer un second mandat, contre seulement 48% s'agissant de Donald Trump.

Le démocrate, qui avait évoqué, pendant sa campagne de 2020, l'idée d'être un président de transition, assurait encore jeudi être "la personne la plus qualifiée dans ce pays pour être le président des États-Unis et finir le boulot qu'il a commencé".

D.D.F. avec AFP

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