El Khatmi : « Le Drian croit-il que les talibans vont organiser une Gay Pride ? »

Jérôme Cordelier - LePoint - 21/08
ENTRETIEN. Le président du Printemps républicain s’engage dans le débat présidentiel en publiant un livre-programme de 77 propositions. Une première étape ?

La gauche déboussolée serait bien inspirée de se jeter sur ce petit livre rouge. Printemps républicain, qui paraît le 25 août aux éditions de l’Observatoire et dont Le Point révèle en exclusivité la substantifique moelle, recèle une foultitude de propositions : 77 au total, dans tous les domaines. Sécurité, intégration, éducation, santé, banlieues, écologie… Cofondateur et actuel président du Printemps républicain, mouvement lancé à l’origine en mars 2016 pour défendre la laïcité, lutter contre l’extrême droite et l’islamisme politique et dont l’aura n’a cessé de s’étendre depuis dans la sphère politico-médiatique, Amine El Khatmi dessine le contour de ce qui pourrait devenir un projet présidentiel, en tout cas une République idéale, en avançant des mesures très concrètes, et sans œillères.

Le jeune homme reste solidement ancré à gauche mais, à l’écoute d’une France qu’il sillonne, garde l’esprit ouvert aux idées venues de toutes parts. Cet intellectuel brillant n’a pas mis son idéalisme dans la poche mais fait preuve d’une lucidité et d’un pragmatisme remarquables. Son franc-parler lui vaut – bien sûr – des détracteurs, mais c’est justement pour cela qu’on l’apprécie au Point, pour ses analyses aiguisées et ses prises de position souvent courageuses, comme l’on pourra à nouveau s’en apercevoir dans cet entretien sans concession.

Le Point : La question qui vient immédiatement en refermant votre livre programmatique : êtes-vous candidat à l’élection présidentielle ?

Amine El Khatmi : À ce stade, une chose est certaine : le Printemps républicain sera présent d’une manière ou d’une autre dans le débat présidentiel. D’où ce livre qui contient 77 propositions, dont de nombreuses sur des sujets sur lesquels nous ne nous étions pas exprimés jusqu’alors. On nous prête souvent un rôle obscur, faisant de nous des visiteurs du soir qui murmurent à l’oreille des gens de pouvoir. Mais le Printemps républicain n’est pas une officine secrète. Nous faisons de la politique de manière ouverte, assumée, publique. Depuis cinq ans, nous enchaînons les interventions dans les médias, les tribunes, les livres… Sauf que ce rôle d’observateur critique a ses limites et que nous faisons de la politique pour changer les chose...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...