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Le second quinquennat d'Emmanuel Macron
Enfin le dénouement ? Après dix jours d'une crise agricole réglée au prix de nombreuses concessions sur l'environnement, Gabriel Attal et Emmanuel Macron s'attèlent depuis le début de la semaine à former le reste du gouvernement après les nominations des ministres de plein exercice il y a presque un mois.
Un énième remaniement qui ne déroge pas aux habitudes en la matière : rumeurs, fuites et reports incessants, alors que des secteurs comme les Transports ou le Logement n'ont plus de représentant depuis le départ d'Élisabeth Borne.
L'objectif de l'exécutif est d'annoncer les nominations gouvernementales d'ici à ce jeudi soir (sources concordantes à TF1/LCI).
Pressentie pour sortir du gouvernement, Carole Grandjean vient de confirmer la nouvelle. "J'ai fait part au président de la République et au Premier ministre de mon choix de ne pas exercer de nouvelles fonctions ministérielles", indique celle qui était ministre déléguée chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels de la France dans le gouvernement d'Elisabeth Borne.
pic.twitter.com/qLO7B0i5ey — Carole Grandjean (@CGrandjean_) February 8, 2024
Le parquet de Paris annone ce jeudi faire appel de la relaxe de François Bayrou dans l'affaire des assistants parlementaires d'eurodéputés MoDem. La procureure de la République estime que "les preuves des délits" reprochés au maire de Pau "sont réunies".
" J'ai été blanchi en première instance, ce sera la même chose en appel", assure François Bayrou, après l'annonce que le parquet allait interjeter appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens du MoDem. "Je suis, comme le courant politique auquel j'appartiens, engagé dans cette majorité que j'appelle de reconstruction, mais moi j'ai choisi de ne pas entrer au gouvernement", assure encore le patron du parti centriste, dans les colonnes de Midi Libre. "Le pays a besoin de plus de compréhension politique de ce qui se passe à la base et de moins de technocratie", ajoute-t-il.
Le parquet de Paris a annoncé jeudi qu'il faisait appel contre les relaxes, notamment à l'égard de François Bayrou, prononcées lundi par le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens du MoDem.
"Le parquet conteste ces relaxes, estime que les faits caractérisent les infractions reprochées et que les preuves de ces délits sont réunies contre tous les prévenus", a indiqué le parquet dans un communiqué signé de la procureure de la République Laure Beccuau.
"Depuis 2017, sans faillir, le MoDem est partie prenante de la majorité. Il a, comme chaque groupe, ses singularités", estime Marc Fesneau, qui appartient à ce parti. "En soutien à l’action de Gabriel Attal et Emmanuel Macron, il entend poursuivre son travail au service du pays. Avec loyauté, sans ambiguïté et avec confiance. Nous serons, comme toujours, au rendez-vous", ajoute le ministre de l'Agriculture, actuellement le seul membre issu du parti centriste à figurer dans la composition du gouvernement.
Depuis 2017, sans faillir, le @MoDem est partie prenante de la majorité. Il a, comme chaque groupe, ses singularités. En soutien à l’action de @GabrielAttal et @EmmanuelMacron , il entend poursuivre son travail au service du pays. Avec loyauté, sans ambiguïté et avec… https://t.co/bJPAbOss3N — Marc Fesneau (@MFesneau) February 8, 2024
"Il y a beaucoup d'incompréhension à l'Elysée et à Matignon. On ne s'y attendait pas", indique un conseiller de l'exécutif à l'AFP au sujet du refus de François Bayrou d'intégrer le gouvernement. Selon lui, une "place était réservée" au chef de file du MoDem après sa relaxe judiciaire prononcée lundi.
"Nous assumons notre rôle de vigie pour que les engagements pris devant les Français en 2017 et réaffirmés en 2022 soient tenus, pour que la majorité reste la majorité", affirme le MoDem, dans un communiqué. "Nous allons donc continuer à discuter avec le Premier ministre pour déterminer ce que sera le rôle du MoDem dans la majorité. En soutien et en participation", ajoute le parti de François Bayrou.
📄 Communiqué du groupe Démocrate @DeputesDem et du @MoDem : pic.twitter.com/FTn2OPxm6Y — Groupe Démocrate (@DeputesDem) February 8, 2024
"Un mois après la nomination d’Attal, la macronie se déchire déjà à nouveau. Le gouvernement n’est toujours pas nommé. Aucun texte d’ampleur n’est inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. En haut, on ne peut plus. En bas, on ne veut plus", tance le coordinateur national de LFI Manuel Bompard.
Un mois après la nomination d’ #Attal , la macronie se déchire déjà à nouveau. Le gouvernement n’est toujours pas nommé. Aucun texte d’ampleur n’est inscrit à l’ordre du jour de l’assemblée nationale. En haut, on ne peut plus. En bas, on ne veut plus. Vite l’ #UnionPopulaire . — Manuel Bompard (@mbompard) February 8, 2024
Les appels ont commencé pour annoncer à des ex-membres du gouvernement qu'ils n'étaient pas reconduits. Parmi eux : L.Boone (Europe), O.Becht (commerce extérieur) et C. Grandjean (formation professionnelle). Sources concordantes à @TF1Info . Cc @mchantrait @MatthDes @SehlaBougriou — Bastien Augey (@AugeyBastien) February 8, 2024
Cela fait un mois que certains ministres ou secrétaires d'État du gouvernement Borne attendent de savoir s'ils seront nommés ou non dans le gouvernement de Gabriel Attal. Aujourd'hui, on a signalé à certains qu'ils ne seront pas reconduits.
C'est le cas de la secrétaire d'État chargée de l'Europe, Laurence Boone, de Carole Grandjean, ministre déléguée à l'Enseignement et à la Formation professionnels et d'Olivier Becht, ministre délégué du Commerce extérieur, de l'Attractivité et des Français de l'étranger.
Après avoir annoncé son refus d'entrer au gouvernement, François Bayrou a diné avec des députés MoDem, ce mercredi dans la soirée. Certains lui ont alors reproché "de ne pas nous en avoir parlé", a reconnu le député Jimmy Pahun auprès de l'AFP, qui a néanmoins estimé qu'il n'y avait pas de "crise". "Nous avons envie de nous faire un peu mieux entendre sur des sujets comme la simplification, les relations Paris-province", a-t-il expliqué.
"On pense aussi à nos ministres un peu en danger", a-t-il ajouté. En sus du ministre de l'Agriculture Marc Fesneau, le MoDem comptait trois autres membres dans le gouvernement Borne : Jean-Noël Barrot (Numérique), Sarah El Haïry (Biodiversité) et Philippe Vigier (Outremer), qui souhaitent être repris lors de la deuxième vague de nominations. "J'ai lancé beaucoup de chantiers, j'ai fait vivre des dossiers", a expliqué ce dernier, plaidant pour "qu'il y ait un accord politique avec le MoDem".
Interrogée par plusieurs médias à la mi-journée, Élisabeth Borne a rappelé, pour sa première prise de parole depuis son départ de Matignon, début janvier, qu'il n'est "pas simple de faire un gouvernement."
"Il y a des équilibres géographiques, évidemment il faut s'assurer de la parité, il y a des sensibilités différentes. Tout ça peut prendre un certain temps", a poursuivi l'ancienne Première ministre.
Malgré l'assurance du maintien du MoDem dans la majorité, les oppositions ont senti qu'une crise politique couvait dans le camp présidentiel. "Bienvenue dans l'opposition", ont ironisé de concert les chefs de file des députés socialistes et des Républicains, Boris Vallaud et Olivier Marleix. Ce dernier a déploré "un mois et demi de cinéma, de théâtre autour d'un remaniement ministériel".
L'annonce de la liste de la quinzaine de personnalités appelées à compléter les 14 ministres nommés le 11 janvier, il y a près d'un mois, est attendue jeudi, a confirmé l'entourage du président en début de matinée à l'AFP.
Aucune heure précise n'a cependant été donnée, alors que le Premier ministre Gabriel Attal doit se rendre dans le Pas-de-Calais auprès des victimes d'inondations et que cette annonce est retardée depuis plusieurs jours.
François Bayrou a ouvert une crise dans le camp présidentiel, invoquant, pour exclure son retour au gouvernement, une absence d'"accord profond" voire une "dérive" vers une "technocratie gestionnaire". Parallèlement, l'annonce de la deuxième moitié de l'équipe de Gabriel Attal se fait toujours attendre.
Urgent
Suite aux désaccords exprimés par François Bayrou, le Premier ministre Gabriel Attal s'est rendu à Élysée pour voir Emmanuel Macron, rapporte l'AFP. Une réunion de travail a été menée aux côtés de plusieurs autres ministres.
La position de François Bayrou a suscité des incompréhensions au sein même de son camp. Ce matin, le député MoDem Jean-Louis Bourlanges s'est fendu d'un communiqué de presse, jugeant que le président du parti "affaiblit" la majorité et "discrédite" le MoDem....
[Courte citation de 8% de l'article original]