Suivez la couverture complète
Le roi Charles III atteint d'un cancer
C'est un retour aux sources un peu particulier pour le roi Charles III. Le souverain de 75 ans, qui a débuté lundi son traitement contre "une forme de cancer", s'est mis au vert dès mardi soir dans sa résidence de campagne de Sandringham, une immense demeure aux façades de brique rouge située à Norfolk, dans l'est de l'Angleterre. Après 17 mois sur le trône, Charles III va donc s'absenter de la vie publique pour une durée indéterminée. L'audience hebdomadaire du roi avec le Premier ministre Rishi Sunak aura notamment lieu "par téléphone", a indiqué ce mercredi Downing Street, une précision rarissime sur ce rendez-vous traditionnel et "totalement privé" entre le souverain et son chef du gouvernement.
Le château de Sandrigham n'a évidemment pas été choisi au hasard par Charles III, tant il tient une place particulière dans le destin des Windsor. Au-delà du fait qu'il se trouve suffisamment loin du tumulte de la capitale, c'était surtout le refuge de sa mère, Elizabeth II, et l'endroit préféré de son père, le prince Philip qui y avait passé ses derniers jours. Il a aussi la particularité d’être une propriété privée, comme l’est Balmoral en Écosse, contrairement à Windsor ou Buckingham qui sont, elles, officielles.
Ainsi, c'est là notamment que les membres de la famille royale passent traditionnellement les fêtes de fin d'année. La reine, qui a choisi pratiquement tous les arbres et toutes les fleurs qui composent les 24 hectares de jardins du domaine, y avait un rituel immuable : elle arrivait toujours le premier jeudi avant Noël et elle y posait ses valises jusqu’au 6 février, jour de la mort de son père, le roi George VI, en ce lieu, en 1952. Ce n'est d'ailleurs qu'à ce moment-là qu'elle demandait à ce que les décorations de Noël soient retirées, explique le quotidien britannique The Evening Standard.
Lire aussi
Cancer de Charles III : quand la royauté cachait la maladie de son grand-père Georges VI
Acheté par la reine Victoria, le château de Sandringham a d’abord servi de refuge à Édouard VII et son épouse. Réputé bon vivant, la petite histoire dit qu'il avait pour habitude de peser tous ses invités à l'entrée et à la sortie de leur séjour dans le Norfolk et il était ravi de constater que ses hôtes avaient pris du poids en résidant sous son toit. Aujourd'hui, ce lieu reste plus que jamais chargé d'histoire : le fauteuil préféré de Queen Mum trône encore dans un salon, tout comme le piano de la princesse Margaret. Tandis que dans la bibliothèque reposent les cadeaux de quelques amis couronnés, à l’instar de ceux laissés par le sultan d’Oman.
Ces précieux ornements sont d'ailleurs visibles puisque toutes les pièces principales du rez-de-chaussée utilisées par la famille royale sont ouvertes au public. En outre, un musée, installé dans les anciennes écuries, possède une impressionnante collection de véhicules qui va de la première voiture appartenant à un monarque britannique, une Daimler de 1900, à une Aston Martin à demi-échelle utilisée par les princes William et Harry.
Sur lemême thème