Les pesticides interdits en France ne seront pas réautorisés, promet Marc Fesneau

LCI - 06/02
[VIDÉO] - Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, a indiqué ce mardi que les pesticides de la famille des néonicotinoïdes ne seraient pas réautorisés en France.Les producteurs de betteraves réclament la fin de l'interdiction de l'acétamipride, un insecticide qualifié de "tueur d'abeilles" par les défenseurs de l'environnement."On ne va pas faire des marches arrière et des marches avant permanentes", a justifié le ministre.

Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, a indiqué ce mardi que les pesticides de la famille des néonicotinoïdes ne seraient pas réautorisés en France.
Les producteurs de betteraves réclament la fin de l'interdiction de l'acétamipride, un insecticide qualifié de "tueur d'abeilles" par les défenseurs de l'environnement.
"On ne va pas faire des marches arrière et des marches avant permanentes", a justifié le ministre.

Suivez la couverture complète

Colère des agriculteurs français : vers la sortie de crise ?

Pas question de revenir sur l'interdiction des néonicotinoïdes en France. Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, assure ce mardi que les pesticides interdits dans les champs du pays ne seront pas réautorisés par le gouvernement. La Confédération générale des betteraviers (CGB), section spécialisée de la FNSEA, réclame notamment la réintroduction de l'acétamipride, qui fait partie de cette famille de produits chimiques pulvérisés contre les pucerons dans les productions de betteraves.

Parmi les arguments mis en avant par la CGB ? Le fait que les agriculteurs allemands puissent toujours se servir de cet outil pour cultiver leurs plantations. "La trajectoire européenne, c'est la suppression à terme de l'ensemble des néonicotinoïdes et apparentés, a justifié le ministre, lors de la conférence de presse de présentation du Salon de l'agriculture. En 2016, il a été décidé d'interdire les néonicotinoïdes et apparentés, ce qui était une erreur. Bon. On ne va pas faire des marches arrière et des marches avant permanentes."

Fesneau veut travailler sur des "alternatives"

Marc Fesneau, lui, préfère mettre l'accent sur les "alternatives" à trouver à ces produits phytosanitaires. "S'il y avait lieu de changer quelque chose, il faudrait une loi, a continué le responsable. (...) Le sujet n'est pas de revenir en arrière sur ces sujets-là. Si vous ouvrez cette boîte-là, j'ai aussi des gens qui me demandent le phosmet, le diméthoate [des insecticides interdits dans l'UE, NDLR], avec quand même des toxicités qui sont avérées." 

Le 23 janvier, en pleine grogne des agriculteurs, le patron de la FNSEA, Arnaud Rousseau, s'était justement questionné sur la non-régression du droit de l'environnement, expliquant son souhait d'"interroger" la nécessité de respecter ce principe. "Parfois, les parlementaires votent des lois qui ne sont pas complètement pertinentes ou qui s'avèrent un peu inadaptées", avait-il avancé. "Personne ne va dire que les molécules qui sont jugées comme cancérogènes (...) ne le sont plus du jour au lendemain, donc il faut quand même garder raison sur ces sujets-là", a pour sa part balayé Marc Fesneau ce mardi.

  • Lire aussi

    VIDÉO - Plan Ecophyto "mis en pause" : l'écologie a-t-elle été sacrifiée ?

Au-delà de la question des néonicotinoïdes, le gouvernement avait annoncé la semaine dernière la mise en pause pour trois semaines du plan "Ecophyto", censé garantir une baisse de l'utilisation des pesticides par les agriculteurs français. "La santé et la protection de la biodiversité sont des lignes rouges", a toutefois nuancé dimanche le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, dans une interview accordée à La Tribune Dimanche.

T.A. avec AFP

Sur lemême thème

  • #Agriculture
  • #Marc Fesneau
  • #Pesticides
  • Sujets de sociétéColère des agriculteurs français : vers la sortie de crise ?
Voir plus

ToutTF1 Info

Les ...
[Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...