Avant d’avoir un enfant, de nombreuses personnes s’étaient juré de ne pas faire comme leurs parents et de ressortir les phrases lourdes qu’elles avaient pu entendre lorsqu'elles étaient jeunes. "Moi, je ne parlerai jamais comme ça à mes enfants", pouvait-on se convaincre avant de connaître la parentalité. Finalement, sommes-nous destinés à reproduire les schémas que l’on a connus ? Voici une combinaison des phrases toutes faites, parfois embêtantes, mais sans grande incidence, que l’on dit à son enfant, et celles qu’il serait préférable d’éviter.
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"Je me fiche de ce que tes copains font ou ne font pas" était souvent la réponse à laquelle nous avions droit quand nous vantions la qualité de vie de nos camarades. Forcément, enfants, on se pensait légitime à critiquer l’éducation de nos parents, qui se contentaient généralement de répondre : "Tu verras quand tu seras grand". Et si on avait le malheur de répondre de manière désobligeante, le décompte “3,2,1”, habituellement suivi d’une punition, retentissait. On y avait le droit à table, lorsqu’on rechignait à manger une assiette peu appétissante. Désormais parents, on pensait trouver d’autres possibilités à la fameuse phrase "mange tes légumes si tu veux grandir", mais elle est finalement plutôt efficace.
Un caprice un peu trop long à notre goût, le ton qui monte et le "je ne suis pas ta copine” sort comme par magie de notre bouche, oups, celle-là aussi, on pensait qu’on ne l’utiliserait jamais. Tout comme le "tu veux mon doigt ?", un peu dégoûtant, clamé aux enfants lorsqu’ils font une visite de leur nez avec leurs doigts. Nos fins explorateurs oublient également souvent d’éteindre la lumière lorsqu’ils quittent une pièce… Quel parent n’a jamais dit : “ce n'est pas Versailles ici" comme ses propres aïeux ? Avant l’heure du coucher, on parle aussi en mots clés : "Pipi, les dents, au lit", et puis quand ils grandissent et gagnent en autonomie, c’est l’inquiétude qui prend le dessus : "tu seras avec qui et tu rentres à quelle heure ?".
Parfois, l’épuisement, la colère et l’agacement peuvent nous encourager à exprimer des phrases toxiques à l’égard de nos enfants. Il est tout de même important de les éviter, car elles peuvent avoir des répercussions négatives sur leur construction. "Tu es bête, tu ne comprends rien", fait partie de ces commentaires qui peuvent entacher l’estime de l’enfant, en plus de le décourager à développer son intelligence. S’il est parfois agaçant, lui dire "voilà, tu as gagné, je suis en colère" pour lui faire prendre conscience de son attitude n’aura pas vraiment d'effet. Ce genre de phrases va plutôt le culpabiliser et l’angoisser à l’idée de nous décevoir. Dans la catégorie des commentaires toxiques, impossible de ne pas citer "un garçon, ça ne pleure pas", qui sous-entend qu’un homme doit constamment être fort et masquer ses émotions. "Pourquoi tu n’es pas plus comme…", qui compare un enfant à quelqu’un d’autre, est également très rabaissant. En recevant cette remarque, il va penser qu’il n’est pas à la hauteur et qu’il ne sera jamais assez bien à nos yeux, ce qui peut créer un complexe d’infériorité et lui faire perdre confiance en lui.
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