Parmi la montagne de dossiers traités par la commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements des fédérations sportives, qui vient de rendre un rapport au vitriol, un petit cachotier est passé sous les radars : celui de la Fédération française d’escrime (FFE). Il mérite pourtant qu’on s’y arrête un instant, d’autant que l’escrime représente, à six mois du lancement des JO, un pourvoyeur de médailles très attendu. Dans l’histoire olympique, la France est la deuxième meilleure nation au palmarès derrière l’Italie, et à Tokyo, en 2021, l’escrime avait été la deuxième discipline tricolore à ramener le plus de médailles (5) derrière le judo (8).
Entre situation financière critique, valse des employés, management brutal, et soupçons de détournement de fonds, jamais la FFE n’avait traversé pareil tourbillon de toute son histoire. Avec, pour dénominateur commun, son (ancien) président, Bruno Gares, l’ex-conseiller de Laura Flessel au ministère des Sports en 2017, qui a présenté sa démission le 29 septembre dernier à la surprise générale.
Un départ « pour raisons personnelles », selon le communiqué publié par la FFE fin septembre. Et selon Bruno Gares, pêle-mêle : un épuisement professionnel, des problèmes financiers en tant que président bénévole et des soucis familiaux, comme il l’a expliqué lors de son audition en octobre dernier devant la commission d’enquête parlementaire.
En vérité, selon nos informations, celui-ci a été poussé vers la sortie, alors qu’une enquête de ...
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