[Crime 221] Affaire Bineta Camara : L’adieu douloureux !

Seneweb - 28/01
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[Crime 221] Affaire Bineta Camara : L’adieu douloureux !

2019-2024 : 5 ans déjà ! Depuis, l’assassinat de Bineta Camara assiège littéralement l’esprit de chaque habitant de Sara Guilèle à Tambacounda, le Sénégal en général. Seneweb retrace les faits. 

 

Un véritable choc. Nous sommes le 18 mai 2019. Notre boussole pointe vers l’Est, dans la capitale administrative du Sénégal Oriental, plus précisément à Sara Guilèle. Dans cette «Cité Charbon », le ramadan bat son plein. Par ailleurs, l’atmosphère de la rupture du jeûne en est toujours à ses aises.  De ce fait, les ressortissants de cette contrée sont bien installés chez eux, sirotant goulûment  leurs boissons.

Cette ambiance ne s’étend guère jusqu’au domicile des Camara. Silence cathédrale. La raison ? Le père de famille, Malal Camara, Directeur général de l’Agence de développement local (Adl), est en voyage d’affaires  à Dakar. La matriarche, quant à elle, commerçante, est en Chine. Ce qui fait qu’à cette heure de la soirée, seule leur fille Binta Camara, devrait normalement être sur les lieux. Du côté  d’El Hadji Malik Diop, le gardien, la pause a été prise des heures plus tôt, afin d'aller rompre le jeûne chez lui.

Dans cette partie du Sénégal, il n’y a point de « dangers ». Pas de risque de cambriolage ou d'agression. Tout d’un coup, le téléphone de Bineta Camara sonne. Elle décroche.

 

 

Bineta Camara, fille de l’ancien directeur général de l’Agence pour le développement local (Adl)

 

Quelques secondes après, la voilà qui ouvre à son interlocuteur,  la porte de la demeure. Pieuse et imbue de principes de l’Islam, cette dernière ne commettra jamais la maladresse de recevoir un courtisan chez elle, à pareille heure, ses parents, absents de surcroît.

De ce fait, après les salutations d’usage, Bineta Camara précède le visiteur  tout en se dirigeant vers la chambre de sa mère. Il la suit et lui balance : « Ton père devrait être plus reconnaissant envers moi ». Un vent très pesant lui est servi comme réponse. Il renchérit « Pourtant, les femmes bénéficient plus de ses faveurs ».  Ce, avant de commettre l’irréparable. Bineta Camara est allongée au pied du lit, inerte et sans aucune respiration.

 

 Vers 22 heures, le vigile El Hadji Malik Diop plus connu sous le nom d’Ako est alerté&n...
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