Il y a une scène dans ce classique moderne de l’existentialisme farfelu, « Être John Malkovich », de 1999, dans laquelle John Malkovich, jouant une version de lui-même, entre dans un portail que d’autres ont utilisé pour grimper dans son esprit. Soudain, Malkovich se retrouve dans un monde peuplé uniquement de variations sur lui-même : Malkovich en sexpot coquette, en serveur distingué, en chanteuse de jazz, en enfant perplexe, tout le monde ne prononçant que le mot « Malkovich ». D’une certaine manière, cette scène est un microcosme de la carrière toujours intéressante de l’acteur qui dure depuis des décennies. Il a joué un million de rôles différents, mais d’une manière ou d’une autre, ils sont tous définis par la présence indubitable, énigmatique et magnétique de Malkovich. Il en va de même pour son travail dans la série Apple TV+ « The New Look », diffusée le 14 février, basée sur les expériences des icônes de la mode Christian Dior, Coco Chanel, Cristóbal Balenciaga et d'autres qui ont contribué à bâtir l'industrie de la mode française tout en résistant. les complexités impossibles de la Seconde Guerre mondiale. Malkovich, incarnant le couturier et mentor de Dior Lucien Lelong, livre une performance plus douce et plus chaleureuse que celles pour lesquelles il est probablement mieux connu. Mais même ainsi, avec ses lectures décalées, son air louche, sa voix étrangement vacillante mais autoritaire et son air général de jouer à un jeu dont lui seul connaît les règles, le rôle est, comme toujours, du pur Malkovich.
Si nous entendons par style une manière de faire quelque chose, pourriez-vous exprimer le style de John Malkovich ? Pas vraiment, parce que ce n’est pas une chose à laquelle je pense beaucoup : ce que je suis ou ce que je fais. Mais j’ai toujours pensé que le style était la seule constante dans la vie. Par style, j’entends simplement la façon dont vous évoluez dans la vie. Si vous recevez une triste nouvelle, comment réagissez-vous ? Que faites-vous si vous êtes en colère, si vous êtes amusé, si vous êtes ému ? C’est ça le style. Ce n’est pas...
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