Les Américains bien informés semblent enfin comprendre que le slogan macabre de la milice Houthi du Yémen – « Dieu est le plus grand, mort à l’Amérique, mort à Israël, malédiction sur les Juifs, victoire de l’Islam » – est plus qu’une rhétorique vide de sens.
Les Houthis constituent un puissant groupe mandataire iranien, et leur slogan, adapté de la propagande révolutionnaire iranienne, se manifeste dans l’action. Ils ont attaqué les voies maritimes de la mer Rouge plus de 30 fois depuis le 17 octobre, sous le prétexte invraisemblable d’aider le Hamas et de protester contre les actions militaires israéliennes à Gaza.
Washington a longtemps soutenu, malgré les protestations saoudiennes, que les Houthis ne constituaient pas ou ne pouvaient pas constituer une menace significative au-delà du Yémen. Aujourd’hui, les États-Unis dirigent une vaste coalition de pays déterminés à restaurer la sécurité maritime contre la piraterie houthie en mer Rouge. Ceux qui sont à l’origine des efforts de Washington se demandent sûrement : les Saoudiens avaient-ils toujours eu raison à propos des Houthis ?
L’Arabie saoudite prend la menace des Houthis au sérieux depuis 2015, lorsque le prince héritier Mohammed ben Salmane est devenu pour la première fois un décideur saoudien important. En mars dernier, Riyad a organisé une coalition d’États arabes, dont les Émirats arabes unis, pour empêcher les Houthis de s’emparer du Yémen pendant la guerre civile qui ravageait ce pays. L’intervention était conforme à la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l’ONU, mais elle n’a reçu qu’une a...
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