Arkéa Ultim Challenge. « On ne va pas péter un record » : comment Éric Péron vit sa course ?

Ouest France - 20/01
Dernier de la flotte de l’Arkéa Ultim Challenge, en sixième position, Éric Péron n’était pas attendu aux avant-postes. Avec son bateau, Adagio, le plus ancien des trimarans présents, le skipper de 42 ans espère surtout boucler le tour du monde en solitaire et parvenir à revenir à Brest (Finistère), à l’issue de la course. Lucide, il ne s’attend pas à « péter un record ».

En dernière position sur l’Arkéa Ultim Challenge, Éric Péron (Adagio) vit sa course à son rythme, même s’il concède que la situation le frustre quelque peu. « On est encore loin de Brest, on n’est pas parti pour péter un record », glisse-t-il, tout en abordant « sa » course sur un bateau qui « va bien ». Entretien.

Éric, comment vous sentez-vous après plus de dix jours en mer depuis le départ ?

Pour le moment tout va bien, j’ai pris le rythme du grand large. Pas de bobo perso, physiquement ça va, j’arrive à dormir à peu près, quand je ne suis pas embêté par les orages, ou de la petite casse matérielle.

Éric Péron, à bord d’Adagio. | PHOTO : ÉRIC PÉRON / ADAGIO Voir en plein écran
Éric Péron, à bord d’Adagio. | PHOTO : ÉRIC PÉRON / ADAGIO

« Quand je vois Charles Caudrelier qui est déjà à Bonne-Espérance… »

Comment vous vivez cette course ? Est-ce que vous vous sentez seul, étant donné que les autres skippers sont plus loin (1000 milles d’avance pour Armel Le Cléac’h, cinquième de la flotte) ?

Je ne me sens pas seul du tout. On est très connecté, on a beaucoup d’échanges avec l’équipe à terre et les proches. On discute pour la gestion du projet en général et puis pour la météo, la petite bricole et pour prendre des conseils. Je prends des nouvelles de la famille également. Je ne trouve pas le temps spécialement long, j’ai même l’impression que ça va vite, que les jours passent vite. Par contre mon chem...
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