Levez la main, de René Gastelumendi

René Gastelumendi - La República - 19/01
"L'agresseur et sa victime s'étaient revus. C'était la deuxième fois que je le voyais face à face et maintenant je savais parfaitement de qui il s'agissait, puisqu'il me l'avait lui-même avoué."

Avant de devenir sa victime, je l'avais déjà vu à la télévision. Toujours dans le même plan unique que les journaux télévisés fouillaient dans leurs archives chaque fois que sa bande commettait une atrocité. Dans ce document, « Goku » quitte les bureaux de la Direction nationale de la criminalité escorté, menotté et les mains derrière lui. Il descend les marches en terre cuite couleur crème, anti-graffiti, que la police péruvienne utilise comme passerelle pour montrer à la presse les captures des criminels les plus recherchés et continue de marcher vers un véhicule qui le mènerait sûrement à une cellule du pouvoir judiciaire. Pendant tout le trajet, il n'a jamais levé la tête ni regardé le sol, ruminant la frustration d'avoir été arrêté alors qu'il effectuait des ajustements auprès d'un homme d'affaires et sans qu'une seule balle n'ait été tirée. Il n'a pas non plus répondu aux questions des journalistes qui, en faisant des histoires, l'ont harcelé en essayant de lui soutirer au passage une déclaration qu'il ne leur a jamais faite. « Goku » était un prédateur furtif qui n'aimait pas s'exposer, encore moins lorsqu'il était destitué.

C’est cette nuit-là qu’il nous a agressés que c’est la première fois que je l’ai vu en personne. Lui et son complic...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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