Le principal accusé « compatit » à la « douleur » de Théo qui le « déteste »

Thibaut Chevillard - 20minutes - 17/01
Ce mercredi, Marc-Antoine C. a livré à la cour sa version des faits. Le policier a répété n’avoir pas eu l’intention de blesser Théo, qui ne voulait pas se laisser interpeller
Marc-Antoine Castelain (à gauche) a porté un violent coup avec la pointe de son bâton télescopique de défense (BTD) à travers le caleçon de Théo, qui s'est effondré. Le coup a provoqué une rupture du sphincter. — Benoit PEYRUCQ
  • Trois policiers impliqués dans l’interpellation violente de Théo Luhaka, en 2017, à Aulnay-sous-Bois, sont jugés jusqu’au 19 janvier devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis. Ils sont renvoyés devant les assises pour « violences volontaires » après la blessure de ce jeune homme de 28 ans au niveau de la zone rectale, par une matraque télescopique.
  • Marc-Antoine C., le principal accusé, âgé de 34 ans, doit répondre de « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente chez la victime ». Il encourt quinze ans d’emprisonnement. Le verdict est attendu le 19 janvier.
  • Ce mercredi, Marc-Antoine C. a livré à la cour sa version des faits. Il a répété n’avoir pas eu l’intention de blesser le jeune homme, qui ne voulait pas se laisser interpeller.

A la cour d’assises de Seine-Saint-Denis,

A entendre l’accusé, le procès n’aurait jamais eu lieu si la victime s’était montrée plus docile avec les forces de l’ordre. « Pourquoi s’est-il mêlé d’un contrôle qui ne le concernait pas ? », ne cesse de se demander Marc-Antoine C., interrogé ce mercredi à la barre de la cour d’assises de Seine-Saint-Denis. Lorsqu’ils ont voulu l’interpeller, Théo Luhaka « s’est débattu et n’a jamais daigné s’arrêter »...
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