Ecole : le virage "Jules Ferry" d’Emmanuel Macron

L'Express - 17/01
Uniforme, instruction civique, théâtre… Le président a multiplié les clins d’œil à l’école de la IIIe République lors de sa conférence de presse. Penchant du côté des "hussards noirs" plus que des "pédagogistes".

Emmanuel Macron porte rarement la barbe. Hormis ce détail, ses annonces sur l’école, lors de sa conférence de presse de ce mardi 16 janvier, ressemblaient à s’y méprendre à un discours ardent d’un des caciques de la IIIe République. Jules Ferry, fondateur de l’école obligatoire, gratuite et laïque, par exemple. Symbole de ce retour marqué à la tradition républicaine, l’expérimentation de l’uniforme obligatoire à l’école publique, annoncée dans une centaine d’établissements. "L’uniforme efface les inégalités entre les familles et crée des conditions de respect", a justifié le président de la République.

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Contrairement à une idée reçue, l’uniforme n’a jamais été obligatoire pour tous à l’école. Son développement reste toutefois associé à la IIIe République et à la démocratisation de l’enseignement scolaire. Le port de la blouse se généralise alors, notamment pour que l’encre des plumes ne tache pas les vêtements. La tenue uniformisée n’efface pas totalement les inégalités, puisque les riches portent de belles étoffes pendant que les ouvriers se servent souvent de tissus raccommodés ; elle évoque en revanche une période pendant laquelle les inégalités sont dratisquement réduites.

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La loi du 28 mars 1882, portée par Jules Ferry, alors ministre de l’Instruction civique, rend également obligatoires les exercices militaires à l’école. Ces "bataillons scolaires" portent l’uniforme. Dans les lycées, le port d’un uniforme d’allure militaire est répandu...
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