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Faux espions, vrais escrocs… L’incroyable affaire Renault au tribunal
Caroline Politi - 20minutes -
17/01
En 2011, trois cadres de Renault sont accusés d'avoir vendu des informations confidentielles à des entreprise chinoise. Un dossier monté de toute pièce qui pourrait, en réalité, cacher une banale affaire d'escroquerie
L'affaire des faux espions Renault est jugé à partir de mercredi à Paris. Trois hommes, dont deux anciens salariés, comparaissent. — ERIC PIERMONT
Trois hommes sont jugés à partir de ce mercredi à Paris dans l’affaire des « faux espions » de Renault. Des accusations fantaisistes qui pourraient, en réalité, cacher une affaire d’escroquerie bien plus classique.
En 2011, trois cadres de l’entreprise avaient été accusés d’espionnage industriel sur la base d’informations fournies par une mystérieuse « source ». L’enquête avait finalement révélé qu’il s’agissait d’un coup monté.
Les enquêteurs soupçonnent Dominique Gevrey, membre de la direction de protection de Renault, d’avoir inventé ces accusations pour escroquer son employeur.
Comment est-ce possible qu’une affaire aussi rocambolesque n’ait pas encore fait l’objet d’une adaptation sur Netflix ou Canal + ? Peut-être parce qu’elle est, justement, si invraisemblable que les spectateurs risqueraient de trouver le scénario tiré par les cheveux. Imaginez un peu : trois cadres d’une grande entreprise française sont accusés d’avoir vendu des informations confidentielles à des entreprises chinoises, moyennant de coquettes sommes. Une affaire d’espionnage industriel classique ? Pas vraiment. En réalité, au fil des épisodes, on se rend compte que ces salariés sont en ré... [Courte citation de 8% de l'article original]
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