RÉCIT. Arkéa Ultim : les coulisses de la mission commando pour réparer le bateau de Le Cléac’h

Ouest France - 16/01
Armel Le Cléac’h et son Maxi Banque Populaire XI ont repris la mer, ce mardi 16 janvier 2024, après une escale technique à Recife, au Brésil. En 24 heures, l’équipe technique du skipper était à pied d’œuvre pour réparer le bateau le plus rapidement possible. Découvrez les coulisses de cette opération commando.

Une vraie opération commando. Le Team Banque Populaire a réussi un joli tour de force en parvenant à réparer le Maxi Banque Populaire XI d’Armel Le Cléac’h en 24 heures, alors que le skipper vient de reprendre la mer, ce mardi 16 janvier 2024, en quittant Recife (Brésil). De la décision de faire escale jusqu’au retour en course sur l’Arkéa Ultim Challenge, « Le Chacal » est passé par toutes les émotions. Récit des derniers jours du Team Banque Populaire, digne d’une mission de « 24 Heures chrono ».

Vendredi 12 janvier : début d’une course contre la montre

Le début des galères de Banque Populaire trouve naissance au petit matin du vendredi 12 janvier. La faute à des dégâts importants lors de la traversée de la première dépression de ce tour du monde en solitaire. Bilan de cette première tempête pour le trimaran de Le Cléac’h : l’amure du gennaker et le balcon avant du bateau sont arrachés.

Très rapidement, la question de l’escale se pose dans l’esprit du skipper. « Ce n’est pas envisageable d’aller dans les mers du Sud sans avoir de balcon », glisse-t-il, dans un communiqué de son équipe. Déçu, le marin ne tergiverse pas et décide avec son équipe de faire escale à Recife, qui présente l’avantage d’un « détour minime par rapport à la trajectoire », selon les mots de Ronan Lucas, directeur du Team.

Une course contre la montre est alors lancée. Il faut prendre contact avec les locaux, à Recife, pour pouvoir amarrer, trouver les pièces de rechange et organiser le voyage de l’équipe technique au Brésil. Ronan Lucas raconte : « Nous n’avions pas de contacts sur place à l’origine. Or, on se doit de prévenir, d’autant que ce sont des pays qui connaissent peu les contraintes et le gigantisme de nos bateaux. »

Ils trouvent leurs interlocuteurs rapidement : Yannick Ollivier, président de la fédérati...
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