Une maison chaleureuse sans chauffage à Papagos

MSN - 16/01
Que signifie « bâtiment passif » et comment Aris Stavropoulos a réussi à ne pas dépenser plus de 20 à 25 euros par mois pour le chauffage et la climatisation.

ARIS STAVROPOULOS VIT À PAPAGOS et est l'un des rares citoyens de ce pays à regarder ses factures d'électricité et à sourire. Il est l'un des rares chanceux à ne pas avoir mal à la tête, comme la plupart des gens ces jours-ci, quant à la couleur de sa facture d'électricité. Les factures d'énergie pour chauffer sa maison par ces journées froides ne le préoccupent pas. Non pas parce qu'il a ses finances en ordre et qu'il n'est pas intéressé par les sommes qu'il va dépenser, mais parce que la résidence familiale à Papagou est très chaude en hiver et fraîche en été et consomme un minimum d'énergie pour le chauffage et la climatisation – son coût ne dépasse pas 20 €. -25 euros par mois ! Comment a-t-il réussi ?

Ces excellentes performances énergétiques qui créent des conditions idéales à l’intérieur de la maison existent depuis un an et demi, depuis que la maison unifamiliale de Papagou a été transformée en maison passive. Les bâtiments passifs ont la capacité de se chauffer eux-mêmes, en exploitant toutes les formes d’énergie qu’ils contiennent. Les personnes qui y vivent bénéficient de conditions idéales de confort thermique, c'est-à-dire de chaleur en hiver et de fraîcheur en été, en utilisant certes un minimum d'énergie provenant d'autres sources, selon le cas.

L'idée de la construction passive est née en Allemagne au milieu des années 1990, lorsque l'Institut allemand du bâtiment passif a été fondé, qui promouvait une conception de construction, pionnière de la tendance européenne alors lancée consistant à économiser l'énergie en améliorant l'efficacité énergétique des bâtiments.

Ces excellentes performances énergétiques qui créent des conditions idéales à l'intérieur de la maison existent depuis un an et demi, depuis que la maison individuelle de Papagou a été transformée en maison passive.

Aujourd’hui, cette amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments est l’une des dispositions les plus importantes du Green Deal européen qui vise à éliminer les gaz à effet de serre dans le secteur du bâtiment grâce à des améliorations énergétiques et à de nouvelles spécifications de construction pour les nouveaux bâtiments. Et ce, non seulement parce que les bâtiments sont responsables de 40 % de notre consommation d’énergie et de 36 % de ces polluants en Europe, mais aussi parce que les améliorations énergétiques massives subventionnées constituent la première étape dans la lutte contre la précarité énergétique. Des milliers de personnes ne peuvent pas chauffer leur maison. Surtout s’il s’agit de vieilles maisons, même ceux qui o...
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