Le grand bal de la présidentielle s'est ouvert aux États-Unis. Ce lundi 15 janvier, les électeurs de l'Iowa sont les premiers à prendre part aux primaires des Républicains, dans le cadre des caucus, pour désigner qui devrait défier Joe Biden lors du prochain scrutin présidentiel. Et malgré ses six affaires judiciaires en cours, dont quatre inculpations au pénal, Donald Trump fait office de grand favori selon les sondages.
Le dernier, publié le 13 janvier dernier par le média local Des Moines Register et la chaîne NBC News, créditait l'ancien président américain de 48% d'intentions de vote, loin devant ses plus proches concurrents, l'ancienne ambassadrice à l'ONU Nikki Haley, à 20% et le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, à 16%.
Donald Trump semble donc faire le plein parmi les électeurs républicains, maintenant son slogan "America First", que ce soit pour parler d'économie ou de la crise migratoire au Mexique. "L'immigration est un gros problème, on sait que Trump est le seul qui puisse régler ça, Biden n'a rien fait", estime ainsi l'une de ses partisanes, Lynda Thomas, rencontrée par TF1 dans l'Iowa.
Si l'inflation aux États-Unis est forte, l'économie américaine se porte plutôt bien actuellement. Mais ce n'est pas du tout le ressenti de Lynda. "Pendant ses quatre années de mandat, nos économies grossissaient. La Bourse était forte, l'essence n'était pas chère, et la nourriture non plus", ajoute-t-elle, persuadée que cela a été permis par l'élection de Donald Trump. "Et puis Joe Biden a défait tout ce que Donald Trump avait fait", regrette son époux, Sam Thomas, autre partisan de l'ancien dirigeant.
Ce ne sont que des mensongesUne supportrice de Donald Trump, à propos de ses affaires judiciaires
"Avec Joe Biden l'escroc, notre pays est en train de mourir", a lancé d'ailleurs avec vigueur Donald Trump à ses partisans, lors de son dernier meeting avant l'ouverture de la primaire des Républicains dans l'Iowa, ce dimanche 14 janvier. Les affaires judiciaires qui visent le candidat n'entachent pas non plus sa popularité. "Tout le monde fait des erreurs, j'en ai fait dans ma vie, mais les gens ont su me pardonner", argue un soutien rencontré durant ce meeting. "Ce ne sont que des mensonges, ils veulent tous s'en prendre à lui", estime une autre supportrice.
Ses nombreuses affaires ont quand même obligé le candidat à quelque peu déléguer le travail de terrain pour se rendre à ses rendez-vous avec les juges. Il a ainsi tenu beaucoup moins de meetings que ses concurrents, envoyant à sa place ses fidèles, à l'instar de la représentante Marjorie Taylor Greene ou de la gouverneure du Dakota du Sud, Kristi Noem. Le candidat s'appuie ainsi sur une armée de bénévoles qui ratissent depuis des mois les moindres recoins de l'Iowa, pour mobiliser les électeurs.
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Malgré son avance, les observateurs n'écartent pas que ses poursuivants créent la surprise et grignotent une partie de l'avance énorme de Donald Trump. D'autant qu'une inconnue de dernière minute pourrait perturber l'équation du favori républicain. L'État tout entier où s'ouvre la primaire républicaine est effectivement frappé par une importante tempête de neige. Le thermomètre devrait frôler les -30°C au moment du vote, avec des routes verglacées, ce qui pourrait démobiliser les supporters de Donald Trump, persuadés de sa victoire.
L'ancien président n'a donc pas manqué d'appeler ses partisans au vote, malgré les conditions météorologiques. "Même si vous votez et décédez après, ça vaut le coup", a-t-il plaisanté avant le début de la primaire. Le candidat saura s'il est parvenu à convaincre très bientôt. Le verdict doit tomber à partir de 19h, heure locale, soit 2h du matin en France, ce mardi 16 janvier.
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