"Non non Non. Non Benoît Jacquot», a écrit samedi Judith Godrèche sur Instagram, fustigeant le réalisateur français. Puis, se décrivant à la troisième personne, elle écrit : « Cela ne l’excitait pas. »
C’est ainsi que l’actrice de 51 ans a relancé une guerre culturelle en France sur les irrégularités sexuelles qui a divisé le pays selon des critères générationnels.
Elle répondait à une vieille interview que Jacquot avait donnée, dans laquelle il parlait de sa liaison de six ans avec Godrèche, qui avait commencé quand il avait 40 ans et elle 15.
«C'était une transgression… aux yeux de la loi», a-t-il déclaré dans le documentaire réalisé en 2011 et qui a refait surface en ligne. « En théorie, je n’en avais pas le droit. Mais… je m’en foutais – et elle, ça l’excitait beaucoup, je dirais.
Ayant déjà fait allusion à cette relation à la fin des années 80 et 90, sans toutefois nommer Jacquot, Godrèche a décidé de s'exprimer pour empêcher les autres d'idéaliser de telles situations.
Ces commentaires intervenaient peu de temps après une interview qu'elle avait accordée au magazine Elle dans laquelle elle déclarait que « le pouvoir cinématographique d'une adolescente est sans limite, mais on peut faire des films sublimes sans coucher avec son actrice mineure. Pour moi, cela devient une perversion.
Cette querelle a ajouté une autre dimension à un débat qui s'est centré ces derniers mois sur la forme ample de Gérard Depardieu. Compte tenu de la présence démesurée de Depardieu dans la culture française, il n’est pas surprenant que l’acteur soit devenu un paratonnerre charnu pour les inquiétudes de la nation autour de #metoo.