Comment survivre en école de commerce ou d’ingé sans boire d’alcool ?

Lise Abou Mansour - 20minutes - 08/01
« Dans ce type d’écoles, participer aux soirées est une manière de construire son capital social, qu’on pourra faire valoir dans sa carrière professionnelle », explique le sociologue Nicolas Palierne
Un mec qui s'amuse sévère en soirée étudiante. — Koldunov / Aleksandr Korchagin
  • Dans certains cursus comme les écoles de commerce ou d’ingénieur, les soirées open bar ou les préchauffes sont légion. Comment parvenir à s’y intégrer quand on ne boit pas d’alcool ?
  • « Je passais mon temps à dire non aux gens qui voulaient me faire boire mais ils ne m’écoutaient pas. Ils remplissaient mon verre et me disaient ''on ne te laisse pas le choix'' », témoigne Romain, 33 ans, ancien étudiant en école d'ingénieurs.
  • « Il y a l’idée selon laquelle l’alcoolisation est un dévoilement de soi. On va alors reprocher à l’abstinent de ne pas se lâcher. On redoute aussi qu’il porte un regard lucide sur ceux qui s’alcoolisent, regard qui peut être vu comme méprisant », explique le sociologue Nicolas Palierne.

Si cette année, vous avez décidé de faire le Dry January – le mois de janvier sans alcool –, vous avez sûrement pu constater la motivation de certaines personnes pour vous faire boire. Cette pression sociale, pour les abstinents, c’est toute l’année.

Que ce soit par conviction religieuse, par goût, en raison d’une relation douloureuse à la boisson, ou juste parce qu’elles ne veulent pas être ivres, des personnes ne boivent pas. Et si dans la vie de tous les jours, ça peut être difficile à assumer, ça l’...
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