L’affaire Théo, un symbole des violences policières devant la justice

Thibaut Chevillard - 20minutes - 08/01
Trois policiers impliqués dans l’interpellation violente de Théo Luhaka, en 2017 à Aulnay-sous-Bois, sont jugés à partir de mardi devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis
Théo Luhaka, lors d'un rassemblement en 2017 à Bobigny. — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
  • Les policiers impliqués dans l’interpellation violente de Théo Luhaka, en 2017 à Aulnay-sous-Bois, sont jugés à partir de ce mardi jusqu'au 19 janvier devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis.
  • Les trois fonctionnaires sont renvoyés devant les assises pour « violences volontaires » après la blessure de ce jeune homme noir de 28 ans au niveau de la zone rectale, par une matraque télescopique. Le principal accusé, âgé de 34 ans, devra répondre de « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente chez la victime ».
  • Le principal accusé encourt 10 ans d'emprisonnement.

La scène a été captée par les caméras de surveillance de la ville. Il n’est pas encore 17 heures, ce 2 février 2017, lorsqu’une patrouille de la BST d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) se décide à contrôler plusieurs jeunes se trouvant à proximité d’un point de deal, dans le quartier de la Rose-des-Vents. L’un d’eux, peu enclin à se laisser fouiller par les fonctionnaires, hausse le ton. L’intervention dégénèr...
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