DGSE : Bernard Emié, la disgrâce de l’espion "Ferrero Rocher" de Macron

L'Express - 05/01
Le diplomate vit ses derniers jours comme directeur des services secrets extérieurs. Pendant six ans et demi, il a été l’un des cinq hommes les plus puissants de l’Etat. Dans ce dernier épisode, découvrez les raisons de son départ... et comment il pourrait rebondir.

Le média américain Politico l’a surnommé "Macron’s pal" : le pote de Macron. Pendant six ans et demi, il a été l’un des cinq hommes les plus puissants de la République, bien plus influent que la plupart des ministres, disent ceux qui l’ont côtoyé. Le gardien des secrets d’Etat les plus sensibles et le conseiller occulte du président. Le chef de la diplomatie clandestine et la plaque tournante des conseils de défense à l’Elysée. L’homme des missions cachées au Liban, en Algérie, en Turquie, en Biélorussie… L’ami de William Burns, le directeur de la CIA, et l’attraction du Siècle, le club privé parisien dont il est membre. Le 9 janvier, Bernard Emié quittera son poste de directeur de la DGSE. Viré après avoir été révéré. Il était temps de raconter son histoire, et celle de ses années à la tête d’un service spécial qu’il a métamorphosé.

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EPISODE 1 - DGSE, la chute d’un maître espion : Bernard Emié, l’histoire d’une ascension hors normes

EPISODE 2 - DGSE, la chute d’un maître espion : Bernard Emié, stratège et manager d’agents secrets

EPISODE 3 - DGSE : Biélorussie, Liban… Bernard Emié, le négociateur secret de Macron

Episode 4 : La chute

L’histoire a fait le tour de l’Elysée. Lors d’une de leurs entrevues récentes, Emmanuel Macron interroge Sébastien Lecornu, son ministre des Armées, sur un voyage à l’étranger et les messages passés par Bernard Emié, le directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) : "C’est toi qui lui as demandé de faire ça ?". "Mais non, je croyais que c’était toi !", répond de but en blanc le ministre. C’est à ça que ressemble une disgrâce. Encouragées pendant tant d’années, les initiatives du chef des services secrets extérieurs auprès de factions radicales au Proche-Orient ont fini par agacer. "Il se prend pour le ministre des Affaires étrangères", entend-on désormais à la cellule diplomatique, l’état-major particulier du président de la République. Le chef de l’Etat l’a pourtant si longtemps encouragé dans ce rôle exorbitant, manière de susciter l’émulation entre ses conseillers. Mais ce qui était salué hier a lassé aujourd’hui. Son discours auprès des dirigeants du Hezbollah, au Liban, début décembre – il leur a demandé de retirer leurs troupes du nord du fleuve Litani, près de la frontière israél...
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