Le 6 janvier est la date prescrite par la loi américaine pour que le Congrès compte les votes électoraux lors de l'élection présidentielle. Il s’agit d’un moment dramatique avec des exigences spécifiques : la sécurité des boîtes en acajou contenant les certificats du Collège électoral des États ; le calendrier de la session conjointe du Congrès, ouverte à 13 heures ; les règles précises qui précisent que le débat sur les objections au décompte doit se dérouler « de manière claire et concise ».
Le 6 janvier 2021, ma fille Alexandra a amené ses deux fils au Capitole pour assister à cette occasion historique d'une passation pacifique du pouvoir. Mes petits-fils ont été témoins de l’histoire ce jour-là, mais pas de l’histoire à laquelle on s’attendait.
L’ancien président prévoyait depuis longtemps l’annulation de l’élection, semant le doute sur les résultats avant même le vote et contestant les résultats devant les tribunaux. Ainsi, avant la session conjointe, nous nous sommes préparés à la possibilité d’objections aux votes du collège électoral de la part des membres républicains du Congrès. Il était clair que les résultats de l’Arizona, du Nevada, de la Géorgie, de la Pennsylvanie, du Michigan et du Wisconsin seraient les cibles. Le représentant Jamie Raskin du Maryland a élaboré une stratégie avec les membres du Congrès de ces États sur la manière dont nous réagirions et vaincreions les objections à la Chambre, sur la base des faits et des lois.
La séance conjointe du 6 janvier a été ouverte à 13 heures par le vice-président. La première objection républicaine à un vote électoral dans l’État est venue de l’Arizona. Au cours de ce débat, vers 14 h 15, mes agents de sécurité se sont précipités vers le fauteuil du président et m'ont dit que je devais partir immédiatement. Nous sommes partis si vite que je n’ai même pas eu le temps d’emporter mon téléphone portable avec moi.
N’ayant pas réussi à ren...
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