VIDÉO - Sabotages, insultes... Des agents forestiers pris pour cible par des activistes écolos

LCI - 05/01
[VIDÉO] - Les menaces de certains activistes écologistes se multiplient à l'égard des forestiers.Face à ces pressions, des agents sont contraints d'installer des caméras sur leurs machines.Regardez cette enquête du 20H de TF1.

Les menaces de certains activistes écologistes se multiplient à l'égard des forestiers.
Face à ces pressions, des agents sont contraints d'installer des caméras sur leurs machines.
Regardez cette enquête du 20H de TF1.

"Le dernier (NDLR : arbre) servira à vous pendre".  Ce message, tagué sur une pancarte de l'Office national des forêts (ONF) indiquant des travaux forestiers en cours, fait froid dans le dos. Il est désormais presque devenu habituel pour les agents forestiers. "'Massacre', 'ONF voleur', 'ONF saccage'... Toutes ces inscriptions perturbent et stressent certains bûcherons", déclare un agent de l'ONF dans le reportage de TF1 ci-dessus. Insultes, engins sabotés et parfois complètement calcinés… Les menaces à l'égard des forestiers auraient été multipliées par douze ces deux dernières années. 

Ce climat d'insécurité pousse les agents à adopter de nouvelles habitudes de travail.  Valentin, forestier depuis 11 ans, a ainsi opté en faveur d'un système de caméra qu'il place sur ses machines le soir ou le week-end. Si quelqu'un s'approche de son abatteuse, il reçoit alors immédiatement une alerte. "On n'avait pas forcément besoin de ce système auparavant, où l'on se contentait de cacher les machines. Mais depuis un peu moins d'un an, toutes les machines ont des caméras", précise Valentin. 

"Il y a toujours eu des actes isolés"

Selon les professionnels, ces actions seraient motivées par un discours militant de plus en plus présent sur Internet. Certaines associations, comme Canopée, disent dénoncer une gestion industrielle de la forêt et des pratiques illégales. Mais elles nient utiliser la violence. "Nous ne cautionnons aucune forme de violence et de dégradation du matériel. Il y a toujours eu des actes isolés", indique auprès de TF1 Sylvain Angerand, coordinateur des campagnes auprès de Canopée et ingénieur forestier de formation. 

Les coopératives forestières multiplient quant à elles les opérations de communication afin d’informer le grand public de leur travail. "Nous faisons des efforts. Nous installons par exemple des panneaux et nous déposons des informations auprès des mairies", affirme un membre d'Alliance Forêts Bois, le premier groupe coopératif forestier de France. "Il n'y a pas de déforestation en France, on ne fait pas n'importe quoi. Tout ce que nous faisons suit une réglementation, mais nous avons besoin de communiquer et d'expliquer", poursuit-il. 

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En raison de l'augmentation des menaces contre les agents, les professionnels craignent un manque de candidats au métier de forestier dans les années à venir. L'ONF compte à ce jour 8200 professionnels. En métropole et en Outre-mer, cet acteur majeur de la filière forêt-bois gère près de 11 millions d'hectares de forêts publiques appartenant à l'État et aux collectivités territoriales.

La rédaction de TF1info Reportage Mérième Stiti, Marine Giraud, Xavier Thoby

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