Un scandale à l’ancienne s’abat sur le nouveau président de Harvard

David A. Graham - The Atlantic - 02/01
Claudine Gay a démissionné mardi, devenant ainsi la présidente la plus courte de l’histoire de l’université.

Malgré toute l’attention portée aux récents changements d’ambiance politique sur les campus universitaires, la chute de la présidente de Harvard, Claudine Gay, s’avère être une histoire sur certaines des valeurs les plus anciennes du monde universitaire.

Gay, politologue, a démissionné aujourd'hui, faisant d'elle la deuxième présidente d'une institution de l'Ivy League à se retirer au cours du mois dernier. La présidente de l'Université de Pennsylvanie, Liz Magill, a démissionné le 9 décembre, mais les cas ne sont pas aussi similaires qu'il y paraît au premier abord. Le départ de Magill découle directement du témoignage fragile du 5 décembre devant le Congrès d’un panel de présidents d’université sur l’antisémitisme et le conflit israélo-palestinien, et a été considéré comme une victoire pour Elise Stefanik, la représentante républicaine qui a dirigé les questions.

Ce qui semble avoir condamné Gay, ce sont les allégations de plagiat portées contre elle. Cette distinction est importante. Le conseil d’administration de Penn a été effrayé par la pression des donateurs et des politiciens. La Harvard Corporation, un organisme équivalent, ne l’était pas. Dans un communiqué du 12 décembre, il a reconnu que le témoignage de Gay s’était mal déroulé, mais a déclaré qu’elle resterait à son poste, décrivant sa position comme une défense du discours ouvert et de la liberté académique. Même...
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