Dans le camp de réfugiés de Jénine, le Freedom Theatre pris pour cible

LOrientLeJour - 25/12
« C’est de la folie ce qu’il se passe dans le camp. Malgré ça, le théâtre tient debout », lâche Ismail. Pour ce jeune habitant du camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, le...

« C’est de la folie ce qu’il se passe dans le camp. Malgré ça, le théâtre tient debout », lâche Ismail. Pour ce jeune habitant du camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, le Freedom Theatre est un lieu d’évasion au milieu des incursions soudaines et massives de l’armée israélienne, qui sont montées d’un cran ces derniers mois. Depuis sa création officielle en 2006, l’institution survit tant bien que mal. Ismaïl qui, dès l’âge de quatre ans, y était emmené par sa mère, continue de s’y rendre presque chaque jour.

Mais le vingtenaire, né et élevé dans le camp, le sait très bien, aucune fraction de ce demi-kilomètre carré, où s’entassent près de 20 000 Palestiniens, n’est à l’abri du danger. À cause des raids israéliens réguliers au cours desquels la mort, les blessures et les arrestations sont devenues tristement banales, un sort inconnu pèse sur l’avenir de ce hâvre de paix et d’espoir, conçu à l’origine pour offrir aux enfants un espace de guérison.

7 octobre

« Je me demande tout le temps : qu’est-ce qu’il se passerait si tous les théâtres du monde fonctionnaient de cette manière ?, tonne Ahmed Tobasi, directeur artistique du Freedom Theatre. Si toutes les productions, tous les acteurs étaient confrontés aux mêmes difficultés qu'un théâtre dans un camp où les gens ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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