Au coeur de Some Kind of Monster, le documentaire de Joe Berlinger et Bruce Sinofsky sorti en juillet 2004, relatant l’enregistrement chaotique de l’album « St. Anger », une séquence marque les esprits. Le manageur de Metallica, Cliff Burnstein exhorte le groupe à se plier à la demande d’une station de radio, et d’enregistrer une publicité pour lancer un étonnant jeu-concours. Les leaders, James Hetfield et Lars Ulrich s’y opposent, avant de se voir notifier par Burnstein que toutes les chaînes de radio du même groupe, Clear Channel Communications, risquent de refuser de les inclure dans leurs grilles de programme s’ils ne jouent pas le jeu.
La scène est forte, car on y découvre un des plus importants groupes de rock au monde désarmé face aux volontés d’une industrie toute-puissante. Sous nos yeux, le quatuor prend alors conscience qu’il lui faut devenir totalement indépendant, démarche amorcée quelque temps auparavant avec la construction de son HQ, quartier général du groupe installé à San Rafael, qui regroupe un studio de répétition et d’enregistrement, des locaux de stockage de leur backline ...
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