Ce film de procès, qui renouvelle le genre, sort aujourd'hui en VOD, DVD et blu-ray. Sa réalisatrice, qui a triomphé à Cannes, nous dévoile ses secrets de fabrication.
Cet entretien est paru à l'origine dans le numéro 543 de Première, disponible sur notre boutique en ligne
Un chalet au cœur de la montagne, loin de tout. Le corps d’un homme, Samuel, retrouvé sans vie à son pied. Suicide ou meurtre commis par sa femme Sandra alors que leur couple battait de l’aile ? A partir de ce pitch limpide, Justine Triet a imaginé une fresque de 2h30, un film de procès et une réflexion passionnante sur la judiciarisation de l’intime. Révélée voilà dix ans avec son premier long métrage, La Bataille de Solférino, la cinéaste n’a cessé depuis de monter en puissance. Premier succès public avec Victoria en 2017. Première sélection cannoise avec Sibyl en 2019. Jusqu’à cette Palme d’or pour Anatomie d’une chute. On a demandé à la réalisatrice les secrets de fabrication de ce film impressionnant de maîtrise dans la conduite de son récit et dans l’inventivité de sa mise en scène coincée entre les quatre murs d’un tribunal.
Regardez Anatomie d'une chute en VOD sur Première MaxQuelques mois ont passé. Avec le recul, quel regard portez-vous sur l’aventure Anatomie d’une chute ?
C’est mon film le plus radical, celui pour lequel je me suis le plus investi. C’est pour ça qu’avant même de recevoir la Palme, la sélection cannoise m’avait fait énormément plaisir. Cela dit, j’ai un côté très pragmatique qui me pousse à me remettre à faire des films très vite, sans changer ma nature. Je ne veux surtout pas être écrasée par cette Palme…
Comment est née Anatomie d’une chute ?
Je travaillais sur un autre projet qui n’était pas situé dans le milieu de la justice et pour lequel j’avais déjà en tête Sandra Hüller. Après Sybil, je tenais absolument à retravailler avec elle. Mais le véri...
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