Immigration, Rassemblement national, fin de vie, Israël... Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron sur France 5

Célestine Gentilhomme - LE FIGARO - 20/12
Le président de la République a abordé pendant près de deux heures sur France 5 de nombreux sujets de l’actualité nationale et internationale.

Reprendre le contrôle et sortir de l’ornière. Emmanuel Macron a pris la parole longuement mercredi soir dans l’émission C à vous au lendemain du vote controversé de la loi immigration défendue depuis 18 mois par son gouvernement. Après une motion de rejet votée à l’Assemblée nationale, Élisabeth Borne et Gérald Darmanin ont été contraints de négocier avec Les Républicains pour que leur texte aboutisse à l’issue d’une commission mixte paritaire. Un accord a finalement été trouvé sur un texte durci par la droite, permettant dans la foulée une adoption au Sénat puis à l’Assemblée. Le Rassemblement national s’est mêlé au vote et a revendiqué une «victoire idéologique», tandis que la majorité s’est fracturée, au point de voir le ministre de la Santé démissionner dans la nuit.

Le Président «respecte» les démissions dans la majorité

Le président de la République a déclaré «respecter la décision» de son ministre de la Santé démissionnaire, Aurélien Rousseau. Ce «respect» s’applique également à «tous les députés de la majorité qui ont voté une loi dont ils ont considéré qu'elle était utile pour le pays», a-t-il ajouté immédiatement.

Le remplacement immédiat du ministre de la Santé par Agnès Firmin-Le Bodo relève de «la continuité de l’État», a défendu Emmanuel Macron. «On doit avancer parce que les sujets de santé sont essentiels. On ne pouvait pas laisser ce poste vacant», a-t-il affirmé. Interrogé sur d’autres départs potentiels au sein du gouvernement, le président a préféré éluder. «On doit tous être à la hauteur», a-t-il répondu.

Sur l'immigration, Emmanuel Macron défend le «bouclier qui nous manquait»

Le chef de l'État est monté au créneau pour défendre le texte voté mardi soir par les deux chambres. «C'est le fruit d'un compromis. C'est le bouclier qui nous manquait», a-t-il assuré. Avant d'énoncer les deux objectifs du projet de loi : «On doit se battre contre les flux, c'est-à-dire les arrivées clandestines (...) et que nous n'arrivons pas à renvoyer. Le deuxième est de mieux intégrer par l'apprentissage de la langue et du travail.»

Un texte de «compromis» sans préférence nationale

Le président de la République a défendu un texte de «compromis». «Je ne suis pas en train de vous dire que je saute au plafond», a-t-il reconnu, avant d’estimer que la caution demandée aux étudiants étrangers «n’est pas une bonne idée». Emmanuel Macron a toutefois exprimé que «les dispositions, si elles ne plaisent pas, ne nécessitaient pas de tout...
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