Plus tôt ce mois-ci, le Congrès a tenu une audition dramatique avec les dirigeants de trois sociétés privées qui gèrent d'importants forums de débat public. Les membres du Congrès ont critiqué ces dirigeants dans les termes les plus forts possibles pour leur prétendue incapacité à endiguer les discours nuisibles sur leur propriété. La Maison Blanche a pesé le lendemain pour dénoncer les réponses équivoques des dirigeants, et l’administration Biden et le Congrès ont annoncé de multiples enquêtes pour déterminer si ces institutions et d’autres avaient violé la loi fédérale en ne réprimant pas ce discours.
Le paragraphe précédent décrit évidemment les efforts déployés par les législateurs fédéraux pour faire pression sur les présidents d’université afin qu’ils contrôlent plus agressivement les discours antisémites sur les campus. Mais cela pourrait tout aussi bien décrire une autre campagne de pression récente : celle dirigée contre les plateformes de médias sociaux. Les PDG de ces entreprises ont également été traduits devant le Congrès pour rendre compte de leurs règles d’expression, ont vu leurs politiques dénoncées par la Maison Blanche, ont été menacés de poursuites judiciaires et ont eu des communications privées avec des employés du gouvernement sur les discours qu’ils autorisent sur leurs plateformes.
Malgré ces similitudes, les deux campagnes de pression ont été accueillies de manière très différente. Les efforts de l’administration Biden pour influencer les politiques de contenu des plateformes de médias sociaux ont suscité un tollé véhément de la part des responsables républicains, aboutissant à un procès au titre du premier amendement qui est maintenant devant la Cour suprême. En revanche, la campagne de pression sur les politiques universitaires en matière de discours n’a suscité que très peu d’inquiétude quant aux inté...
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