Un chantier hors norme de déconstruction de navires militaires à Bordeaux

Mickaël Bosredon - 20minutes - 20/12
Avec l’arrivée de l’ex-Suffren, et avant celle de La Meuse, le port de Bordeaux démarre ces jours-ci un chantier de déconstruction « exceptionnel » de huit navires militaires, qui va s’étaler jusqu’en 2026
L'ex-Suffren, une frégate lance-missiles de la marine nationale, est le premier des huit navires à avoir rejoint le port de Bordeaux, le 24 novembre — Mickaël Bosredon
  • Le port de Bordeaux a remporté l’appel d’offres de la marine nationale pour accueillir un chantier de déconstruction de grande ampleur, qui concerne huit navires de fort tonnage, de type frégate ou pétrolier.
  • L’entreprise Cardem qui effectuera la découpe de ces bateaux dans la forme n° 3 du terminal de Bassens, explique qu’elle va devoir procéder de bas en haut, à l’aide d’une grue, de pelles mécaniques et de grosses cisailles.
  • Quelque 25.000 tonnes de ferraille vont être récupérées, et partiront par bateaux en fonderie, pour être recyclées en divers objets.

Arrivé depuis Toulon le 24 novembre dernier, l’ex-Suffren est toujours tranquillement amarré à son quai, au terminal de Bassens. Même rouillée de toutes parts, son imposante coque de 158 mètres de long, pour 5.335 tonnes, en impose. Mais, pour le moment, rien ne laisse entrevoir que nous sommes devant le plus grand chantier de déconstruction jamais réalisé par le port de Bordeaux.

Même rouillée de toutes parts, la coque de 158 mètres de long de l'ex-Suffren en impose toujours. - Mickaël Bosredon

Tout va s’accélérer dans quelques semaines. Après la frégate lance-missiles, un deuxième navire de la marine nationale, La Meuse, également en provenance de Toulon, arrivera à Bassens entre Noël et le jour de l’An. Après une phase de désamiantage qui se réalisera à quai pour les deux navires, c’est le pétrolier-ravitailleur de 157 mètres qui rejoindra le premier la forme de radoub (ou c...
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