Sam Tanson : «Le langage employé par le gouvernement me dérange»

Guillaume Oblet - LeQuotidien - 18/12
Sam Tanson, désormais cheffe de file de déi gréng à la Chambre, fustige le narratif de la nouvelle m...

Sam Tanson, désormais cheffe de file de déi gréng à la Chambre, fustige le narratif de la nouvelle majorité CSV-DP par rapport au virage répressif qui s’annonce, mais aussi dans le domaine de la protection du climat.

Douloureusement écartés du gouvernement à l’issue d’élections législatives qui se sont soldées par une débâcle retentissante, déi gréng ont retrouvé, au bout de dix années, les bancs de l’opposition. Sam Tanson a la lourde tâche de relancer un parti qui ne dispose plus que de quatre élus à la Chambre des députés. L’ancienne ministre de la Justice et de la Culture ne souhaite cependant pas se lamenter et affiche sa volonté de taper sur les doigts de la nouvelle majorité conservatrice-libérale. Les premières annonces sur le social, la sécurité intérieure et le climat interpellent notamment Sam Tanson et ses trois collègues, Joëlle Welfring, Meris Sehovic et François Bausch.

La semaine écoulée a été marquée par l’accord arraché à la COP28, incluant un appel inédit à abandonner progressivement les énergies fossiles. Le ministre de l’Environnement, Serge Wilmes, parle d’une « avancée historique« . Comment jugez-vous le verdict de la conférence mondiale sur le climat?

Sam Tanson : Trouver un accord est toujours une bonne chose, même s’il aurait été mieux que le texte adopté soit plus ambitieux. Si l’on considère que 2023 va être l’année la plus chaude des 125 000 dernières années, avec une solide hausse de la température moyenne par rapport au dernier record (NDLR : +0,85 °C en 2023, contre +0,45 °C en 2019), ce n’est pas forcément bien que des conclusions timides aient été tirées à la COP.

D’un côté, le nouveau gouvernement s’engage à mener une « politique climatique et...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...