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La partie de thé de Boston ou l’indépendance à reculons
François Charbonneau - Le Devoir -
16/12
Produit jadis exotique, le thé est également consommé par les classes populaires au XVIIIᵉ siècle.
Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés d’histoire le défi de décrypter un thème d’actualité à partir d’une comparaison avec un événement ou un personnage historique.
Le soir du 16 décembre 1773, un groupe d’hommes, dont la plupart se sont déguisés en Autochtones, montent à bord de bateaux de la East India Company et déversent à la mer l’entièreté du thé qui s’y trouve. Rien ne prédestinait ce que la postérité nommera la « partie de thé de Boston » à n’être autre chose qu’une autre saute d’humeur dans un empire qui connaissait à intervalles réguliers révoltes, guerres civiles, voire rébellions jacobites à vaste échelle.
Non seulement aucun participant à cet événement, dont on célèbre aujourd’hui le 250e anniversaire, ne souhaitait l’indépendance des colonies britanniques d’Amérique, mais tous imaginent qu’en détruisant la cargaison de thé de trois bateaux dans la rade de Boston, ils agissaient en « véritables Britanniques ».
Observée depuis les quais par des milliers de Bostonnais, l’opération impressionne : il faut posséder une connaissance fine du fonctionnement d’un bateau puisque les 340 coffres emplis de thé à remonter depuis le fond des cales ne pèsent pas moins de 400 livres chacun. Chaque participant avait juré de ne détruire que les caisses de thé : à part un homme que l’on attrape à emplir ses poches de thé et qui est passé à tab... [Courte citation de 8% de l'article original]
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