Le président poursuit la lecture des déclarations de Michel Fourniret. Des clichés de Joanna Parrish lui sont présentées à l'époque. "Cette personne-là m'est inconnue, je ne l'ai jamais rencontrée", avait assuré le tueur en série.
Il dira aussi n'avoir jamais rencontré Marie-Angèle Domèce après qu'on lui a présenté des photos.
Interrogé sur ses pratiques sexuelles, Michel Fourniret avait expliqué aux juges qu'elles "étaient tout sauf performantes." Il avait assuré qu'avant Monique Olivier, il n'avait "jamais pratiqué la fellation". "La sodomie, je n'en sais rien, je ne l'ai jamais pratiquée avec mes partenaires ou mes victimes" avait-il déclaré aussi. Il est soupçonné d'avoir sodomisé au moins l'une de ses victimes.
Le président indique que Michel Fourniret avait été interrogé au milieu des années 2000 sur le nombre de ses victimes. L'Ogre des Ardennes avait répondu : "Le nombre est connu de la justice qui m'a jugé. Il n'y a pas d'affaire Joanna Parrish, pas d'affaire Domèce. Il n'y a pas d'autres affaires à part l'affaire Farida Hammiche qui n'a pas encore été jugée. Et il n'y a personne d'enterré à Sart-Custinne comme Monique Olivier l'a affirmé."
Le président poursuit les lectures des déclarations de Michel Fourniret. Il a demandé une confrontation avec Monique Olivier après que celle-ci a livré l'implication de son mari dans les dossiers Parrish et Domèce (Monique avait ensuite rétracté ses aveux dans l'affaire Parrish).
Le 30 mars 2009, Fourniret est entendu par la juge, voici ce qu'il déclare sur l'affaire Domèce:"Il est dommage faire faire miroiter aux parents qu'ils vont avoir une réponse que je n'ai pas."
Michel Fourniret avait déclaré le 3 juillet 2008 aux juges sur le dossier Domèce : "Je ne commenterai pas les délires de Monique, j'ai cru comprendre que la petite Domèce était une handicapée qui venait à Saint-Cyr-Les-Colons tous les jours (...) Je confirme que je ne suis pour rien dans cette histoire."
Il avait demandé un an avant la jonction des dossiers "Domèce, Parrish et Mouzin", mais avait expliqué qu'il avait demandé cette jonction pour justement ne pas qu'on l'implique dedans. Il avait fini par avouer être impliqué dans ces trois enlèvements en 2018 et 2021.
Monique Olivier, assise dans le box avec son sweat-shirt blanc, vient d'enfiler une petite veste noire. Elle est toujours très attentive.
Le président Didier Safar annonce que les débats reprennent, "après avoir entendu longuement hier Monique Olivier". "De nouvelles questions vont lui être posées. Monique Olivier pourra aussi prendre la parole si elle le souhaite", précise-t-il.
Le président dit qu'avant, il va faire lecture des déclarations de Michel Fourniret pour revenir sur le rôle qu'il a eu dans les affaires Parrish, Domèce et Mouzin.
Monique Olivier l'écoute, assise dans le box.
L'audience est reprise.
Procès de #MoniqueOlivier Me Seban sur les possibles dernières questions à l’accusée ce matin pic.twitter.com/qurqZSayYp — Aurélie Sarrot (@aureliesarrot) December 15, 2023
Procès de #MoniqueOlivier Me Seban ce vendredi matin avant le début de l’audience : « Ce procès est aussi le procès des dysfonctionnements de la justice et des services de police » pic.twitter.com/t1edQSFgmv — Aurélie Sarrot (@aureliesarrot) December 15, 2023
L'audience doit reprendre ce vendredi à 9h30.
Elle le répète inlassablement depuis le début de ce procès, "je ne sais pas où est le corps d'Estelle", et assure que si elle le savait, elle le dirait... Ce vendredi, une nouvelle fois, la cour va essayer d'obtenir des éléments de réponse de la part de Monique Olivier, 75 ans, jugée depuis le 29 novembre pour complicité de meurtre et d'enlèvements dans cette affaire, mais aussi dans les affaires Marie-Angèle Domèce et Joanna Parrish, disparues dans l'Yonne en 1988 et 1990.
Son deuxième interrogatoire ce jeudi n'a pas permis d'obtenir davantage d'éléments sur le lieu où la fillette a été enterrée, quelque part près de la maison du couple Fourniret à Ville-sur-Lumes dans les Ardennes. Les transports sur les lieux dans un bois d'Issancourt-et-Rumel, à quelques kilomètres de leur domicile, faits sur indication de Monique Olivier, n'ont rien donné.
Si l'accusée n'a pas donné de détails sur le lieu de sépulture, elle a révélé hier qu'elles auraient été les dernières heures d'Estelle Mouzin, 9 ans, enlevée le 9 janvier 2003 à Guermantes en Seine-et-Marne, séquestrée pendant des heures avant d'être peut-être violée, tuée puis enterrée.
Le procès de Monique Olivier doit se ...
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