C'est la bonne nouvelle de cette fin d'année en France. Grâce aux précipitations abondantes survenues fin octobre et début novembre, la recharge des nappes souterraines sur le territoire a débuté. Si cette période commence habituellement plus tôt, en septembre-octobre, elle a été retardée cette année du fait de pluies déficitaires sur ces deux mois et d'une végétation restée active en raison des températures élevées durant le début de l'automne.
Mais les pluies records tombées en octobre et surtout au début du mois de novembre, provoquant d'importantes inondations notamment dans le nord du pays, ont permis de rattraper la situation. Selon les données publiées par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), jeudi 14 décembre, sur la situation des nappes d'eau souterraines au 1er décembre, "78% des points d'observation sont en hausse" contre 12% en octobre. L'organisme pointe une situation qui "s'améliore considérablement" avec "48% des niveaux au-dessus des normales mensuelles de novembre" contre 14% en octobre.
💧 État des nappes d’eau souterraine au 1er novembre 2023 : la bonne nouvelle de cette fin d’année Les précipitations abondantes de fin octobre et de novembre ont eu un impact bénéfique sur les nappes pic.twitter.com/sgARQQqosy — BRGM (@BRGM_fr) December 14, 2023
Avec 41% des points d'observations sous les normales mensuelles, la situation est bien meilleure que l'an passé, où 70% étaient dans ce cas à la même période, pointe le BRGM. Reste que l'état des nappes reste inégal sur le territoire et que "cette bonne nouvelle ne doit pas nous faire oublier les difficultés rencontrées encore sur certains secteurs", prévient l'organisme. Ainsi, dans le Languedoc et le Roussillon, les nappes conservent des niveaux plus bas qu'en 2022.
Car si la situation est "favorable" sur les deux tiers nord et le sud-ouest, les niveaux restent en dessous des normales "pour les nappes de la Corse, du pourtour méditerranéen, de la plaine de la Limagne, du couloir Rhône-Saône, du sud de l'Alsace et du Bassin parisien". Sur le pourtour méditerranéen, les pluies de fin octobre et début novembre n'ont ainsi bénéficié qu'aux nappes situées en altitude. "Dans les plaines et sur la côte, une recharge s'est amorcée puis la vidange a repris", pointe encore l'organisme, alors que sur la plainte du Roussillon, "la recharge ne semble pas encore avoir débuté du tout".
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Quant à la capacité des nappes à se recharger suffisamment cet hiver pour éviter une sécheresse précoce dans l'Hexagone, comme ce fut le cas début 2023, il est encore trop tôt pour le dire. "Durant l'hiver, les tendances et l'évolution des situations dépendront essentiellement de la pluviométrie", pointe le BRGM qui prévient qu'en cas de précipitations insuffisantes, la "vidange pourrait reprendre et l'état des nappes se dégrader".
Avec un début de recharge très excédentaire, les prévisions sont toutefois optimistes pour les deux tiers nord et le sud-ouest, d'autant que les précipitations annoncées pour ce mois de décembre devraient "engendrer de nouveaux épisodes de recharge", pointe l'organisme qui prévient que la situation devra en revanche être "particulièrement surveillée" sur les zones où les précipitations des deux derniers mois n'ont pas permis d'entamer une recharge efficace, soit le pourtour méditerranéen.
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