Moi qui ai toujours vécu aux crochets de mes femmes et autres maîtresses –ma réputation de séducteur n'est plus à faire– depuis ma séparation et mon retour forcé en France, je découvre les joies de vivre avec seulement quelques kopecks sur mon compte en banque. Désormais chaque centime importe, chaque dépense est surveillée comme si c'était la dernière, chaque achat est soupesé comme si ma vie entière en dépendait.
Je vais dans les allées des supermarchés comme un pervers dans un sex-shop, à l'affût de la moindre promotion. D'ailleurs, pour rester dans ce registre, la seule vue d'étiquettes les indiquant provoque en moi des émois à peine contrôlables. Je me rue dessus avec ...
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