"Pourquoi - dites-moi - appellent-ils les Égyptiens Égyptiens, les Syriens Syriens et les Libanais Libanais, et ils ne les appellent pas Arabes ? Sommes-nous les seuls Arabes ? Nous sommes Palestiniens, monsieur, lui ai-je dit, et il a dit : Juste une rêverie. »
(Le roman "La Porte du Soleil" d'Elias Khoury)
Dans l'une de ses déclarations les plus célèbres et les plus controversées, l'ancienne Première ministre israélienne Golda Meir a déclaré dans une interview au Sunday Times en juin 1969 : "Les Palestiniens n'existaient pas. Quand y a-t-il eu un peuple palestinien indépendant avec un État palestinien ? Pourquoi "Il n'y avait aucun peuple en Palestine qui se considérait comme un peuple palestinien, et nous sommes venus les jeter et leur avons pris leur patrie. Ils n'existaient pas."
Le même discours a été répété plus d'une fois par Golda Meir. Dans une interview en 1970, elle a demandé (1) : "Quand sont nés les Palestiniens ? Qu'était toute cette région avant la Première Guerre mondiale, lorsque la Grande-Bretagne a imposé le mandat sur la Palestine ? Qu'est-ce que c'était ? " La Palestine était-elle alors ? La Palestine était alors la région située « Entre la mer Méditerranée et la frontière irakienne, l’est et l’ouest de la Cisjordanie étaient la Palestine. Je suis Palestinien. Je détenais un passeport palestinien entre les années 1921 et 1948. Il n’y avait pas "Il n'y avait que des Juifs, des Arabes et des Palestiniens dans cette région. Il n'y avait que des Juifs et des Arabes", un discours qui a également été répété. Dans son entretien de 1972 avec le New York Times, lorsqu'on l'a interrogée sur ces déclarations, elle a répété : "Je a dit qu’il n’y a jamais eu de nation palestinienne » (2).
Cette déclaration est considérée comme l’une des déclarations les plus marquantes révélant l’essence du discours sioniste : ne pas reconnaître l’existence de la Palestine en tant que nation ou peuple avant la création de l’État d’occupation israélien signifie l’absence de responsabilité morale de l’entité occupante, car elle ne peut pas tuer, déplacer ou détruire les terres et les maisons d’un peuple qui n’existait pas auparavant, ce qui fait de l’affirmation de l’identité palestinienne un défi au sionisme, tant sur le plan intellectuel que politique.
Ces déclarations de Golda Meir ne constituent pas un cas exceptionnel...
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