Comment Frontex est devenu l'agence UE la plus contentieuse

EuronewsEN - 29/07
L'Agence des frontières extérieures de l'UE est confrontée à la crise la plus grave de confiance dans son histoire, tout comme elle se prépare à élargir son mandat, son budget et son personnel. #Brusselsbureau

L'une des agences les plus importantes et les plus coûteuses de l'UE est confrontée à une crise de confiance sans précédent.

Au cours de l'année écoulée, l'Agence européenne des frontières et de la Garde côtière, également connue sous le nom de Frontex, s'est battue un barrage d'allégations extrêmement graves qui, au mieux, décrivent l'agence comme un complice silencieuse des violations des droits de l'homme et, au pire, comme un auteur actif.

La furrée sur les accusations s'est réverbée à travers Bruxelles et au-delà, les institutions européennes alignant ainsi pour réprimander publiquement l'agence de termes inhabituellement difficiles et exiger des réformes immédiates. Simultanément toutefois, de telles institutions ont déployé des plans de renforcement de son autorité et de garantir que l'organisation continue de jouer un rôle crucial dans la politique de migration de l'UE.

Frontex est aujourd'hui dans un état de contrôle des dommages apparemment perpétuel. Les enquêtes internes et externes, les audiences publiques et les nouveaux rapports de médias continuent d'empiler à la porte de l'Agence, créant l'image d'une entité sous Siege brouillant pour récupérer les restes de sa réputation. Un nouveau procès menace de réunir Frontex devant la Cour de justice de l'UE pour la première fois de son histoire.

Pour beaucoup, le tumulte en cours est une conséquence inévitable de l'élévation météorique vécue par l'agence, qui est partie de 15 ans d'un petit bureau obscur à une initiative à la tête et à une organisation multi-million d'une puissance croissante.

Migration et sécurité: une puissante convergence

Frontex, une agence indépendante et décentralisée de l'UE, a été créée en 2004 et a commencé ses activités l'année suivante. Son objectif initial a été relativement modeste: le Bureau a été chargé d'aider les États membres à coordonner la gestion des frontières extérieures de l'UE.

La formation de la région de Schengen sans passeport sans passeport une décennie avait augmenté la nécessité de renforcer le contrôle des frontières extérieures afin de prévenir les acteurs criminels d'entrer dans le Bloc et d'avoir un laissez-passer gratuit pour effectuer des activités illégales. Dans le même temps, les attaques terroristes à New York, Madrid et Londres avaient intensifié le lien entre la migration et la sécurité, rendant les deux questions convergent progressivement jusqu'à ce qu'ils deviennent indissociables.

Ces facteurs suffisaient pour surmonter la réticence des capitales pour céder une certaine souveraineté à Bruxelles dans la question de la gestion des frontières politiquement sensibles. L'élargissement de 2004, lorsque 10 pays ont rejoint l'Union européenne, à condition que l'élan final ait créé Frontex, au siège de Varsovie, en Pologne, avec un budget annuel de 6 millions d'euros et de 70 membres du personnel.

Peu de temps après, le rôle de Frontex et les outils à sa disposition ont commencé à croître. En 2013, le précieux système européen de surveillance des frontières (Eurosur) a été mis...
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