Les rapports français sur ce qui s'est passé exactement au cours du week-end sont rares, ce qui suggère que bien qu'ils opèrent toujours sous leur propre commandement national plutôt que dans une structure de commandement alliée, les Français ont adopté la même posture que les navires américains là-bas ; pour minimiser tout cela. Néanmoins, des réalités incontournables émergent et devront être prises en compte si l’on veut que la défense du transport maritime international passant par le détroit de Bab-el-Mandeb devienne une mission durable. Le Bab-el-Mandeb (« la Porte des Larmes ») est l'étroite pièce d'eau située à l'extrémité sud de la mer Rouge, par laquelle doivent passer tous les navires à destination ou en provenance du canal de Suez lorsqu'ils quittent ou entrent dans l'océan Indien : c'est l'un des principaux points d'étranglement maritimes au monde. Pour l’éviter, il faudrait normalement aller tout au sud en contournant le Cap, au fond de l’Afrique.
Les éléments de réflexion peuvent être répartis en deux catégories : le commandement et le contrôle (C2) et la logistique.
C2 deviendra plus complexe à mesure que des navires de différents pays arriveront. Jusqu’à présent, les marines américaine, française, japonaise et israélienne ont apporté leur contribution en mer Rouge. Il est possible que le HMS Lancaster, la frégate de la Royal Navy déployée en permanence dans le Golfe, soit déjà là. Le HMS Diamond, un destroyer britanniq...
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