Un Noël de plus sous la menace du Covid-19 ? Sorti de la majorité des esprits après plus de trois ans de pandémie et plusieurs vagues, le virus du SARS-Cov-2 a refait surface au cœur de l'été et a depuis poursuivi sa progression à travers l'Hexagone sous l'impulsion de plusieurs variants. Au cours de la semaine écoulée, et à moins d'un mois des festivités de Noël, l'activité liée au SARS-CoV-2 en France était "en légère augmentation en médecine de ville et à l'hôpital, notamment chez les 65 ans et plus", selon le dernier bulletin hebdomadaire de Santé Publique France.
Si le variant le plus détecté au sein de l'Hexagone était encore il y a quelques semaines EG.5, aussi surnommé Eris, ce denier avec (ses sous-lignages inclus) est désormais autant représenté que le BA.2.86, également appelé "Pirola", détecté pour la première fois à la fin du mois d'août. Parallèlement, le descendant de Pirola, JN.1, poursuit lui aussi sa progression fulgurante augmentant le risque de contamination. L'autre crainte des autorités sanitaires est qu'une hausse des cas, combinée à une augmentation du nombre de patients atteints d’autres infections respiratoires aiguës, accentuent la tension sur les services d'urgence.
Dans ce contexte, et "dans la perspective des rassemblements familiaux des fêtes de fin d’année, il s’avère primordial que les personnes à risque se protègent en ayant recours à la vaccination contre la grippe saisonnière et le Covid-19", prône notamment Santé Publique France. "Même en l’absence de nouveaux variants, une diminution de la protection conférée par la vaccination ou par une infection antérieure ainsi qu’une circulation soutenue du virus pourrait entraîner une recrudescence des formes sévères, en particulier chez les personnes vulnérables", expliquaient déjà, à la fin de l'été, Santé Publique France et le Centre National de Référence des Virus des infections respiratoires dans leur note n°42 sur l’analyse récente sur les variants émergents du SARS-CoV-2.
Début octobre, avant le lancement de la nouvelle campagne de vaccination, le conseil national de l'ordre des médecins insistait à son tour sur "l’enjeu d’agir pour faire face à la nouvelle vague présente depuis quelques semaines sur l'ensemble du territoire français." Pour rappel, initialement, la vaccination anti-Covid devait s'effectuer en même temps que celle contre la grippe, à partir du 17 octobre. Mais le virus s'étant une nouvelle fois invité dans le calendrier de la rentrée, le Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (Covars) a recommandé mi-septembre "l'accès au rappel vaccinal dès que possible" pour les plus à risque.
Outre la vaccination, Santé publique France recommande également dans son dernier bulletin épidémiologique de veiller au respect des gestes barrières. Cela vaut d'autant plus que selon l’enquête CoviPrev sur l’adhésion des Français aux mesures de prévention contre les virus de l’hiver, les gestes barrières ne sont plus toujours forcément bien appliqués. Réalisée du 11 au 18 septembre 2023 auprès 2000 personnes âgés de 18 ans et plus, cette dernière révélait que 60% des répondants étaient prêts à continuer à respecter les gestes barrières en cas de retour du Covid-19, contre 25% en cas d’épidémie de grippe et 22% contre les autres maladies hivernales.
Jugeant insuffisant le recours aux gestes barrières et ce "même dans le cas de situations à risque", Santé publique France a souligné la nécessité "de rappeler l’importance de s’approprier les gestes barrières pour se protéger de l’ensemble des maladies de l’hiver, en particulier le port du masque en cas de symptômes (rhume, fièvre, mal de gorge ou toux), dans les lieux fréquentés et en présence de personnes fragiles".
Selon cette même enquête, seuls 15% des répondants étaient prêts à porter un masque systématiquement en présence de personnes vulnérables et 14% dans les transports en commun. "Seule une personne sur deux (54% des répondants) indiquait que le fait d’avoir des symptômes de maladie de type fièvre ou toux, les inciterait à adopter le port du masque cet hiver", précise Santé publique France.
Qualifiant de "banal" le fait de porter un masque lorsque "l'on a un symptôme", le ministre de la Santé et de la Prévention Aurélien Rousseau avait appelé les Français à "reprendre (c)e réflexe" dès la fin de l'été qu'un nouveau variant, Eris, venait d'être détecté. "La première étape, c'est que dès que l'on a un symptôme ou que l'on est en contact avec des personnes fragiles : on reprend le réflexe de mettr...
[Courte citation de 8% de l'article original]