"Ici, c'est le Guayana", clame-t-on dans l'Essequibo revendiqué par le Venezuela

AFP - - LaLibre - 11/12
Au sommet du Tepuy Pakaramba flotte le drapeau du Guyana. A son pied, dans le petit village d'Arau, les habitants se disent Guyaniens, malgré les revendications du Venezuela voisin sur ce territoire, l'Essequibo, riche en pétrole.

Au sommet du Tepuy Pakaramba flotte le drapeau du Guyana. A son pied, dans le petit village d'Arau, les habitants se disent Guyaniens, malgré les revendications du Venezuela voisin sur ce territoire, l'Essequibo, riche en pétrole.

"Sur cette montagne, il y a notre drapeau. Chaque matin, nous le regardons et nous nous sentons heureux et fiers", affirme Jacklyn Peters, une infirmière de 39 ans du village de 280 âmes situé à moins de dix kilomètres de la frontière avec le Venezuela.

"C'est le président lui-même qui l'a planté pour montrer que nous appartenons tous au Guyana", explique cette mère de six enfants tous nés comme elle à Arau.

Le président guyanien Irfaan Ali est venu en hélicoptère fin novembre pour assister à l'installation du drapeau au sommet du Tepuy Pakaramba, qui culmine à 2.300 mètres.

Dans le village, une église adventiste blanche austère, sans sculpture ni peintures, et une école avec un drapeau guyanien à mi-mât en signe deuil pour les cinq soldats morts début décembre, non loin de là, dans un accident d'hélicoptère.

Des maisons en bois sur pilotis, des arbres à cajou et des hamacs un peu partout. Ici, un père y dort avec sa fille. Là, quatre enfants jouent sur des téléphones portables.

"Ici, c'est le Guyana", insiste l'infirmière. "Nous avons peur, nous sommes terrifiés. Les soldats (vénézuéliens) nous maltraitent en nous empêchant de circuler sur la rivière" Cayuni, qui marque la fr...
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