En 1968, les pages du journal français Le Monde louaient avec enthousiasme un nouveau roman sans compromis, Lié à la violence, saluant ensuite son auteur comme l'un des « rares intellectuels d'envergure internationale présentés au monde par l'Afrique noire ».
Les propos du journal, écrits en hommage au jeune écrivain malien Yambo Ouologuem, paraissent aujourd’hui condescendants. Mais à l’époque, le compliment escompté était réel et de nombreux critiques européens furent bientôt d’accord : la publication de l’étrange roman d’Ouologuem marquait bel et bien l’arrivée d’un nouveau talent majeur.
Mais le monde littéraire peut être brutal, et particulièrement pour un jeune romancier africain vivant à Paris qui tentait de donner une nouvelle tournure à la narration conventionnelle.
D’autres écrivains africains ont commencé à exprimer leur choc face à la dure parodie d’Ouologuem de sa propre culture. Trois ans plus tard, des accusations préjudiciables de plagiat o...
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