Cette fois, c’est fini. Avec Mourir peut attendre, Daniel Craig laissait son permis de tuer au placard. L’heure du bilan a sonné : fin 2019, on rencontrait le futur ex-James Bond et la productrice Barbara Broccoli.
Cette interview a initialement été publiée dans le n°504 de Première (février 2020) avec Daniel Craig en couverture. Nous la repartageons pour patienter jusqu'à la première diffusion en clair de Mourir peut attendre, ce dimanche sur France 2.
Certains confrères, échaudés par de précédentes rencontres, le disaient bougon en interview, le sourire rare et le visage renfrogné, visiblement agacé par un cirque promotionnel auquel il ne peut échapper. Daniel Craig fait mentir sa réputation en cette matinée de décembre 2019, où la production de Mourir peut attendre – 25e volet de la franchise James Bond et son ultime apparition dans le rôle – a réquisitionné une partie d’un palace du quartier new-yorkais de Soho. Il a troqué son holster et son Walther PPK pour une inoffensive sa - coche en cuir, et porte un seyant costume cintré (il n’en aurait pas piqué sur le tournage, mais promet tout de même être reparti avec quelques artefacts bondiens, dont une paire de chaussures qui lui « va comme un gant »). Accompagné de la légendaire productrice Barbara Broccoli, qui aura supervisé trois acteurs dans la peau de Bond, il semble réellement ravi d’échanger avec la presse. Comme libéré d’un poids.
Est-ce l’idée d’en avoir terminé avec le rôle de sa vie, celui qui occupe 90 % de sa carrière depuis la sortie de Casino Royale, en 2006 ? Il n’esquive même pas quand on lui fait remarquer que ses déclarations contradictoires au fil des ans dessinent une relation d’amour/haine avec le personnage, qui semblait parfois l’épuiser : « Prendre l’engagement de jouer dans une saga pareille, ça veut dire s’éloigner de sa famille pendant les tournages. Et c’est tout à fait logique quand on fait un film, mais ça m’a coûté cher question vie privée. Ce sont des interrogations naturelles, sauf que parfois j’en parle en interview, et que je ne devrais pas. Ça n’enlève rien au fait que je suis immensément fier de ces cinq films. »
Assise à côté de lui, visiblement toujours fascinée par son pouvoir d’attraction malgré les ann...
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