Au milieu du paysage télévisuel des années 1970 qui vendait du sexe et de la jeunesse évidents, Norman Lear a compris le magnétisme des femmes âgées de tous les jours.
M. Lear, décédé mardi à 101 ans, est depuis longtemps reconnu pour avoir été le premier à attirer l'attention de la télévision sur les questions de racisme et de classe, de guerre et de pauvreté, à créer des intrigues centrées sur des questions féministes brûlantes telles que l'égalité salariale ou avortement. Il mérite toutes ces distinctions. Mais on a peu parlé du féminisme beaucoup plus discret qui s’exprime simplement à travers le choix des principales dames et des personnages qu’elles incarnent.
M. Lear a fait des stars des actrices douées de la quarantaine, sans les obliger à paraître 20 ans plus jeunes qu'elles ne l'étaient. Au lieu de cela, il a fait de ces femmes les points centraux de conversations importantes, leur accordant dignité, gravité et humour qui n’a jamais été cruel ou à leurs dépens.
Au milieu du paysage télévisuel des années 197...
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