C’était un aparté bavard qui allait façonner l’histoire de l’art. Après avoir vu le dernier tableau de Titien dans son atelier, le florentin Michel-Ange l'a loué en face de Titien, mais sur le chemin du retour, il a commenté à son ami et biographe Giorgio Vasari qu'il était dommage que ces artistes vénitiens n'aient pas appris à dessiner. Au fil des siècles, le contraste entre le « design » florentin et la « couleur » vénitienne est devenu un cliché. Cela a même incité William Blake à s'en prendre à la Royal Academy pour avoir promu un colorisme vénitien doux contre la véritable tradition du dessin.
Pesellino à la National Gallery renve...
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