Les anciennes admissions ne sont pas le vrai problème

David Deming - The Atlantic - 05/12
Se débarrasser de la préférence accordée aux enfants des anciens élèves ne réduirait guère les inégalités stupéfiantes qui existent dans les collèges d’élite.

Les admissions traditionnelles sont en difficulté. Les candidats issus du 1% des familles les plus riches ont près de deux fois plus de chances d'être admis dans les collèges d'élite Ivy Plus que les candidats de classe inférieure ou moyenne de même qualification, et beaucoup de ces étudiants privilégiés bénéficient du fait d'être les enfants d'anciens élèves ou de donateurs. Des groupes de gauche ont récemment déposé une plainte contestant les admissions héritées pour des raisons de droits civiques, le ministère de l'Éducation a annoncé une enquête sur cette pratique et, le mois dernier, le républicain Todd Young et le démocrate Tim Kaine ont présenté un projet de loi au Sénat qui aurait pour effet de l'interdire. La préférence accordée aux anciens candidats est peut-être le symbole le plus visible d’un privilège intergénérationnel non mérité.

Mais c’est surtout ça : un symbole. La vérité est que l’interdiction des anciennes admissions n’égaliserait pas les règles du jeu en matière d’admission à l’université dans des écoles sélectives comme Harvard, où j’enseigne. Les recherches de mon équipe suggèrent qu’une interdiction aurait, au mieux, un impact minime. Les collèges d’élite remplaceraient certains riches héritages par de riches non-héritages, et rien d’autre ne changerait.

Cela peut sembler contre-intuitif, car les anciens candidats bénéficie...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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