Boris Johnson, le Premier ministre déchu qui a dirigé la Grande-Bretagne pendant la pandémie, témoignera devant une enquête officielle mercredi, donnant son premier compte rendu public détaillé de la façon dont il a lutté contre un virus déchaîné qui a divisé son gouvernement, jeté les bases de sa chute politique et il a failli le tuer.
M. Johnson, qui a quitté le Parlement plus tôt cette année après avoir délibérément induit les législateurs en erreur à propos d’une série de soirées arrosées qui ont enfreint les règles de confinement, sera confronté à des questions difficiles : aurait-il dû agir plus rapidement en imposant un confinement en mars 2020 ? A-t-il pris le coronavirus suffisamment au sérieux ? A-t-il au moins compris les données de base sur sa propagation ?
Il peut citer de véritables victoires : le déploiement d’un vaccin par la Grande-Bretagne début 2021 a été l’un des plus rapides de tous les grands pays. Sa décision de rouvrir l’économie britannique plus tard cette année-là – largement critiquée à l’avance au milieu d’une flambée de cas de Covid – a été justifiée, alors que d’autres pays ont emboîté le pas.
Mais dans l’ensemble, la performance de M. Johnson a été instable, irrégulière et même parfois irresponsable, selon plusieurs anciens ministres et collaborateurs qui ont témoigné dans le cadre de l’enquête depuis le début des audiences publiques en juin. Certains ont déclaré que son style de leadership chaotique pourrait même avoir contribué à augmenter le nombre de morts de 230 193 au Royaume-Uni pendant la pandémie.
"Nous avions un Premier ministre qui ne savait pas quoi faire et qui était absorbé par le ...
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