Attaque terroriste à Paris : l'auteur "assume" et "revendique totalement son geste"

LCI - 04/12
[VIDÉO] - Lors de sa garde à vue, l'auteur de l'attaque mortelle au couteau samedi près de la tour Eiffel a dit "assumer" son acte. Le Franco-iranien de 26 ans a affirmé avoir œuvré "en réaction à la persécution des musulmans dans le monde". Selon une source proche de l'enquête, lors de son audition, l'individu est apparu "très froid", "clinique" et "désincarné".

Lors de sa garde à vue, l'auteur de l'attaque mortelle au couteau samedi près de la tour Eiffel a dit "assumer" son acte.
Le Franco-iranien de 26 ans a affirmé avoir œuvré "en réaction à la persécution des musulmans dans le monde".
Selon une source proche de l'enquête, lors de son audition, l'individu est apparu "très froid", "clinique" et "désincarné".

Il assume son geste mené dans un "lieu symbolique" pour lui. Placé en garde à vue après l'attaque au couteau menée samedi 2 décembre à proximité du pont de Bir-Hakeim à Paris, Armand R. s'est exprimé face aux enquêteurs. Selon une source proche de l'enquête, le Franco-iranien de 26 ans a "assumé et revendiqué totalement son geste" et "tout laisse à penser" qu'il a "agi seul". Lors de sa garde à vue, qui se poursuit ce lundi, le suspect a également indiqué avoir agi "en réaction à la persécution des musulmans dans le monde".

Apparaissant "très froid", "clinique" et "désincarné", selon cette source lors de son audition, il a dit avoir choisi de mener son attaque près de la tour Eiffel parce que "c'est un lieu symbolique" et qu'il "n'a pas supporté qu'elle soit allumée aux couleurs d'Israël". Avec ce nouveau drame, l'exécutif se trouve sous pression, deux mois après l'attentat d'Arras (Pas-de-Calais), qui a coûté la vie à un enseignant mi-octobre et conduit au relèvement du plan Vigipirate au niveau maximal "urgence attentat". 

La garde à vue de ses parents levée

Soumis à une injonction de soins impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur, jusqu'à la fin de la mise à l'épreuve le 26 avril 2023, après une nouvelle expertise psychiatrique, Armand R. était fiché pour radicalisation islamique. Selon les premiers éléments de l'enquête, la mère du suspect avait indiqué en octobre à la police qu'elle s'inquiétait pour son fils, voyant qu'il "se repliait sur lui-même", a rapporté dimanche le procureur antiterroriste Jean-François Ricard. Les services de police avaient alors tenté de le faire examiner par un médecin et hospitaliser d'office, chose finalement impossible en l'absence de troubles, selon une source proche du dossier.

  • Lire aussi

    Dissimulation, suivi, refus d'hospitalisation… ces questions en suspens après l'attaque à Paris

Par ailleurs, l'individu avait été condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme, après un projet d'action violente à La Défense, quartiers des affaires à l'ouest de Paris, en 2016. Il était sorti en mars 2020. L'assaillant avait "noué des liens avec des individus ancrés dans l'idéologie djihadiste" tel "l'un des futurs auteurs" de l'assassinat du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), selon François Ricard. Dans une vidéo publiée avant son passage à l'acte, Armand R. avait ainsi fait allégeance à l'État islamique, apportant notamment "son soutien aux djihadistes agissant dans différentes zones". 

Concernant l'enquête, la garde à vue des deux parents du suspect a été levée lundi soir. L'assaillant et une autre personne de son entourage, sont, quant à eux, toujours entendus par les enquêteurs. Celle d'Armand R. pourrait durer jusqu'à mercredi soir, s'agissant d'une enquête antiterroriste. 

A.B. avec AFP

Sur lemême thème

  • #Terrorisme
  • Police, justice et faits diversUn mort et deux blessés dans une attaque au couteau à Paris
Loading...