La première participation de Wolfgang Cramer au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat remonte aux années 90. Il a travaillé sur le deuxième rapport d’évaluation, rendu en 1995, qui affirmait la science de la dégradation anthropique du climat. À ce moment-là, personne ne pouvait dire qu’il ne savait pas ce qui se passait.
Près de trois décennies plus tard, Cramer faisait partie de l'équipe scientifique internationale qui a préparé le sixième rapport du GIEC. Sa conclusion, rendue en mars, a adressé à la civilisation humaine un sombre « dernier avertissement » : la biosphère est au bord de dommages irrévocables.
Aujourd'hui, alors que les diplomates se réunissent à Dubaï pour le 28e cycle de négociations de la Cop sur le climat, dans une année qui devrait être la plus chaude jamais enregistrée, et alors que le...
[Courte citation de 8% de l'article original]