Combattre les crises avec de l’argent, à l’exception de la crise climatique

New York Times - 04/12
L’argent est un très gros point de friction lors du sommet climatique des Nations Unies de cette année. Une partie du problème réside dans le fait que les promesses américaines ne sont souvent pas tenues.

En cas de crise mondiale, les pays riches ont tendance à trouver de l’argent.

Ce fut le cas aux États-Unis, lorsque les grandes banques ont été renflouées pour atténuer la crise financière mondiale. Ce fut le cas pour la pandémie de coronavirus. Et pour une aide militaire à des alliés comme l’Ukraine.

Mais la crise climatique ? C'est compliqué.

Ce week-end, la vice-présidente Kamala Harris s'est rendue au sommet des Nations Unies sur le climat à Dubaï, aux Émirats arabes unis, et a promis 3 milliards de dollars pour le Fonds vert pour le climat, qui profite aux pays les plus pauvres. Mais les responsables de l’administration Biden reconnaissent déjà qu’il sera difficile de persuader le Congrès d’approuver l’argent.

Le lendemain, John Kerry, l’envoyé du président Biden pour le climat, a annoncé lors des négociations une nouvelle initiative de crédit carbone dans le cadre de laquelle plus d’une douzaine de grandes entreprises, dont Walmart, Pepsi et McDonalds, aideront les pays en développement à abandonner les combustibles fossiles au profit des énergies renouvelables. La création de ce programme est une reconnaissance tacite du fait que les gouvernements ne consacrent tout simplement pas les milliards de dollars nécessaires au financement de la transition énergétique.

L’un des grands défis de ce sommet, connu sous le nom de COP28, est de savoir s’il réussira mieux que les négociations précédentes sur le climat à rassembler quelque chose qui se rapproche de l’argent nécessaire.

Rien de ce qui a été discuté et promis lors de la réunion – qu’il s’agisse de tripler les énergies renouvelables, de s’adapter aux dangers d’un monde plus chaud ou de compenser les pays pour les pertes irréparables du changement climatique – ne peut se réaliser sans d’énormes sommes d’argent. Sans parler de la frustration croissante des dirigeants des pays du Sud face aux promesses d’aide non tenues. L’argent est crucial pour restaurer la confiance.

"Le monde a besoin d'argent à long terme",...
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